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Le poète-éditeur nantais Luc Vidal
Le poète-éditeur nantais Luc Vidal

Le poète-éditeur nantais Luc Vidal

Je poste en haut de cette rubrique deux extraits du texte écrit par Olivier Delettre sur le poète-éditeur Luc Vidal, pour la justesse du portrait, ayant la chance étoilée, que réserve parfois la vie, de connaître un peu Luc Vidal et d'être dans la découverte de sa poésie constellée d'éléments naturels, tendue "sur la ligne du coeur", -cette tension sentimentale vibrant de la permanence heureuse et fidèle de l'amour, de la richesse croissante de la rencontre amicale-, filant la musique et les paysages de ses mots et de ses liens fertiles dans la beauté d'une écriture heureuse, redondissante d'îlots en îlots par ricochets unissant les fors insulaires, résonante.

Luc Vidal, un Orphée (du fleuve), pécheur aussi en tant qu'éditeur, de Narcisse(s) en route vers Orphée, loin de tout Egocentrisme. Lui-même un Orphée sauvé de la noyade refusant, au nom de la liberté et du bonheur de partager le plaisir de l'écrire, le nouvel avatar version XXIème siècle de cet Orphée  de la mythologie, qui semble de plus en plus se sauver lui-même de la noyade en cherchant -par procuration, stratagème de lâcheté et déplacement d'identité- à abattre l'Autre par dépit dans ses propres filets, miroirs aux alouettes d'Ego démesurés.

Narcisse tend aujourd'hui à abattre l'Autre de lui-même dans la contemplation hyper-complaisante de son Moi qu'il voudrait tout-puissant, roi du monde et dictateur des autres, se perdant aveuglément dans l'image extatique de lui-même coupée de tout dialogue possible, puisque coupée de toute écoute, amputée des liens fertiles don-nés ou accord-és grâce à l'échange, au partage avec l'Autre.

L'objectif de sa lignée éditoriale est clairement défini dans la dernière phrase de la présentation de ses Cahiers d'arts et de littératures "Chiendents" : "Il s'agit aujourd'hui, plus que de défendre, de faire vivre une démocratie culturelle authentique du véritable échange et partage."

 

Je poste en haut de cette rubrique deux extraits du texte écrit par Oliver Delettre sur le poète-éditeur Luc Vidal, pour la justesse du portrait, à hauteur sensible et exacte de son humanité.

Ce texte s'intitule "Luc Vidal ou "l'Arlequin trismégiste"(Apollinaire)". ""Trismégiste" renvoie au surnom donné par les Grecs au Mercure égyptien (Hermès), considéré comme l'inventeur des lettres et des arts." (Apollinaire, Glossaire des oeuvres complètes par Claude Debon, publication Sorbonne-Paris III). "Trismégiste" est trois fois plus grand. L'Arlequin, lui, renvoie ici à la pluralité des êtres qui habite le poète anarchiste de coeur, Luc Vidal, sans que la ligne de coeur soit jamais brisée par des incohérences.

La totalité du texte se découvrira dans le cahier d'arts et de liitératures Chiendents n°40, "Les Chiens du vent", de novembre 2013.

Murielle Compère-Demarcy

 

"Lorsqu'on évoque Luc Vidal, vient immédiatement à l'esprit l'image de l'animateur / éditeur nantais des éditions du Petit Véhicule. Pourtant, au début des années 80, il devient éditeur par hasard et c'est d'abord la figure du poète qu'il conviendrait de convoquer dans ce portrait. C'est peut-être parce que, comme les bonnes choses, sa poésie se fait rare, seulement trois recueils publiés à ce jour, qu'elle est reléguée en seconde position à l'évocation de cette bouillonnante figure de la vie culturelle nantaise.

Luc débute sa carrière comme instituteur, et non professeur des écoles, comme il le revendique, et développe rapidement en parallèle sa carrière d'éditeur. Un point commun entre ces deux métiers pourtant : s'occuper des autres en se plaçant constamment au second plan ; derrière l'enfant, derrière l'auteur. Il creuse ainsi inlassablement, depuis trois décennies, le sillon des éditions et de son oeuvre au gré des rencontres, des difficultés face à un monde où la poésie n'est pas de mise."

"ce n'est (...) pas par hasard qu'il consacre la plus grande partie de ses écrits à René Guy Cadou, Léo Ferré et Jules Paressant en créant des Cahiers d'études, en faisant revivre leurs oeuvres. Pour eux, comme pour lui, la fraternité n'est pas un vain mot mais constamment remise sur le métier, toujours à agrandir, à reconstruire au gré des rencontres. On ne devient pas poète/éditeur/revuiste pour vouloir s'éloigner du monde et gagner sa tour d'ivoire."

Luc Vidal est un poète, écrivain et éditeur français originaire du Pays nantais,

 

né le 6 juin 1950.

Sur les pas de René Guy Cadou, il a pris de nombreuses initiatives au service de la poésie. Il est ainsi à l'origine de la Maison de la poésie de Nantes et le fondateur des éditions du Petit Véhicule à l'intérieur desquelles il a créé de nombreuses collections et différentes revues. Citons parmi ces dernières Signes, Incognita, Les Cahiers Léo Ferré, Les Cahiers Jules Paressant, Les Cahiers René Guy Cadou et de l'école de Rochefort, Chiendents.

Depuis 2015, des Cahiers sont publiés dans la collection La Galerie de l'or du temps.

 

Petite biographie concernant Luc Vidal

Luc Vidal est né à Nantes un 6 juin 1950. Scolarité primaire à l’école des Batignolles, cité ouvrière dans cette même ville. Études lycéennes au lycée Clémenceau tout près du Jardin des Plantes et de la gare d’Orléans. La Cité d’Orphée des années soixante avait encore le parfum du poème de René Guy Cadou. Les chansons de Léo Ferré, Jean Ferrat et Jacques Brel lui donnent le goût des poètes et de leurs poèmes. Il apprend le métier d’instituteur à l’école normale de Savenay. Fait une licence d’histoire à l’université de Nantes. Premiers débats avec quelques amis sur la poésie et l’esprit de révolte. Villon, Rabelais, Baudelaire, Gérard de Nerval, Balzac, Rimbaud, Verlaine, Zola, Marcel Proust, Romain Rolland, Aragon, Martin du Gard, Robert Desnos, René Guy Cadou, Guillaume Apollinaire, sont ses compagnons de route et de lecture. La mort d’un camarade, Jean Yves Tralli dans un accident de voiture, en 1970 lors d’un même voyage sur la côte Atlantique lui fait écrire un premier poème de la souvenance.

Il crée une petite maison d’édition associative dans les années quatre-vingt, les Éditions du Petit Véhicule, histoire de penser l’éducation populaire pour toutes et tous vers le haut du pavé.

Il a animé en particulier la revue Signes, remplacée par la revue Incognita, Les Cahiers d’études Léo Ferré (avec Claude Frigara et Daniel Dallaguarda), Les Cahiers Jules Paressant, Les cahiers des Poètes de l’école de Rochefort avec Olivier Delettre) et la revue Chiendents créée avec Roger Wallet et Stéphane Beau.

Les rencontres avec Pierre Seghers, Norge, Marie-Claire Dumas et Georges Fargeas le fortifient dans sa ligne éditoriale.

Il crée avec Xavier Tournet la Maison de poésie de Nantes et région.

Il a dirigé la revue 303 consacrée à René Guy Cadou, Luc Bérimont et les poètes de l’école de Rochefort (Luc Vidal dirige les Cahiers de Rochefort dédiés à l'œuvre de Cadou).

Aujourd’hui, (…), vogue la galère avec les vents des révoltes pacifiques et des tendresses efficaces avec quelques ami(e)s, rameurs infatigables.

 

Bibliographie

-Orphée du fleuve, poèmes Éd. du Petit Véhicule, 1999/2013.

-Sur les pas de Léo Ferré, en coll. avec Henri Lambert, Olivier Gillisen, Éd. des Trois Orangers, 2003.

-Léo Ferré, Olivier Bernex et la barque du temps, Éd. du Petit Véhicule, 2003.

-Le Chagrin et l’oiseau perdu (illustré par Nicolas Désiré Frisque), poèmes Ed. Petit Véhicule, 2010.

-Olivier Bernex, Léo Ferré, De toutes les couleurs, (Livre d’art) -Éd. L’Arganier, 2006.

-Jacques Vaché, André Breton dans la cité d’Orphée, Éd. du Petit Véhicule, Nantes, 2005. -Lire Gatti, Éd. du Petit Véhicule, Nantes, 2005.

-Chiendents N° 40 : Les Chiens du Vent avec Nicolas Désiré Frisque

-n°4 des Cahiers des poètes de l’école de Rochefort-sur-Loire : René Guy et Hélène Cadou, Poésie et éternité (2014)

 

(En préparation : Un livre sur Richard Martin ou les aventures du théâtre Toursky à Marseille.

Un livre sur René Guy Cadou et Roger Toulouse à la fenêtre des solitudes )

Il a produit les disques Morice Benin chante René Guy Cadou ( Le chant de solitude - Prix de l’Académie Charles Cros – La cinquième saison – Comme un Fleuve), a écrit le scénario du documentaire René Guy Cadou ou les visages de la solitude, avec les voix de Michaël Lonsdale et Richard Martin, réalisé par Emilien Awada et produit par Cinérgies Productions. (Ecouter l’émission de Sophie Nauleau ça rime à quoi consacrée à René Guy Cadou sur France Culture)

Source : «Petite biographie concernant Luc Vidal» par Rémy Durand (remydurand.com/pdf/lucvida.pdf)

Luc Vidal, poète-éditeur.
Luc Vidal, poète-éditeur.
Luc Vidal, poète-éditeur.

Luc Vidal, poète-éditeur.

 

Luc Vidal, créateur et animateur des éditions du Petit Véhicule, précise à propos de la revue "Chiendents", Cahiers d'arts et de littératures :

 "Les dictionnaires définissent le chiendent comme une mauvaise herbe des cultures et des pelouses. Mais appliqué au champ littéraire il est fertile, nécessaire et indispensable. Pourquoi ? La culture institutionnelle depuis trente années a une tendance plus que naturelle à laminer tout ce qui n'est pas elle. Dame nature offre au chiendent pourtant la possibilité d'être utile. En Bretagne, du côté de Plurien et d'Erquy, avec les oyats, le chiendent consolide les dunes.

Ce cahier sera la dune et le sable d'une vraie liberté du mot, de sa chanson et de sa couleur. Ce cahier présente un poète, un écrivain, un peintre, un chanteur, un sculpteur, un photographe ou un thème...

Il s'agit aujourd'hui, plus que de défendre, de faire vivre une démocratie culturelle authentique du véritable échange et partage."

Poèmes

-LE POISSON

Un étrange poisson est venu cette nuit sur la ligne

du cœur interroger la tendresse de tes paroles

il parlait de l’amour et des villes où nous allions

il parlait de tes yeux et me disait d’aller

très loin avec toi pour étreindre le bonheur

je remarquai sa brillance et ces regards d’étoiles

il est reparti avec un peu de ma douleur

dans les allées du temps qui mènent à tes sourires

il avance vers toi habillé des désirs de la vie

il avance vers toi et délivrera ta tête

et ta musique. 

(in Le Chagrin et l’oiseau perdu)

 

-Le sixième Continent                                          

     à Mick

De la nuit parler du départ des oiseaux

du chant d’aimer les retrouvailles des lèvres

de la mélancolie faire naître des oranges de vie

de la solitude lâcher les chiens des conquêtes

d’une pluie fine ensemencer le rire des enfants

de ce café apprivoiser les déraisons du plaisir

demander aux anges les pourquoi du chagrin

ouvrir la porte aux amis des rencontres

au premier chiffre du jour donner les paroles intimes

aux doigts des femmes les habits lumineux de la nuit

aux villes défaites l’amour définitif

à la flamme bougie le vent des caresses

et toutes les rimes du cœur pour un mot de tendresse

aux baisers d’une femme les souffles du ventre

ouvrir sa tête et dire aux gens perdus les mots du toucher

une conversation ancienne la patience ou la musique

la pipe des instants ou la fumée du monde

quelques prénoms féminins Michèle — Anne ou Malika

et leurs longues jambes plantées au milieu de l’infini

à ce rendez-vous les voyages du dedans la pitié de soi-même

et l’amour toujours l’amour l’amour

le sixième continent comme une rose de folie. 

(in Orphée  du fleuve

 

-Une fête étrange 

Une fête étrange s’installe sur les rives de mon cœur. Les

tuiles de ta maison accueillent doucement les pluies de l’automne. Il y eut jadis de douces noces qui exauçaient tes rêves les plus fous. Un homme solitude ne sera plus

d’aucune fête. Il marche dans les rouges-bauxite de ton

enfance et te prie d’avancer aussi loin vivante comme

jamais... Le beau rosier des baisers arrachera la ciguë̈ de tes peurs. La mer sous nos pas prend le large comme l’écume

d’un chagrin. Connais-tu le silence qui étreint un visage

sans miroir ? Connais-tu ce temps qui brûle les lampes qui

ne vivent pas leurs destinées ? Fais ton journal comme

on fait ses courses simplement. Prends à la nuit son brasier et vis ta vie souverainement ? Viens danser et aime en

t’aimant. Les doigts magiques du vent te raconteront

toujours l’incroyable. Cette fête étrange ne durera que tant

tes mains trembleront à la prochaine neige. Aujourd’hui l’aurore fugitive s’arrime à ton cœur de femme.

Qu’attends-tu pour vivre enfin dans la lumière des herbes

du soir ? Heureuse sera ton âme quand ronronnera la

blanche cheminée. Je ne serais jamais que le passager des

étoiles amoureuses. Le temps qui passe fera saigner ton

cœur comme une blessure inconsolable si tu ne plonges pas résolument dans l’art de vivre et de créer. Le temps des

adieux fabriquent des tambours de mélancolie. Mais la mer

et son île parfumeront des livres ouverts pour ton bien.

Livres des routes des lignes de sable des lèvres secrètes de

tes nuits de lauriers bleus du printemps des affiches

régatant tes gestes livre des blancheurs salées. Viens et

réponds à l’appel des sentinelles du bout du monde. Celles-là sont les musiciennes du silence et t’ont préparé un repas fabuleux. Un chien fantastique à la fourrure jaune t’ouvre la porte des instants. Disparaît alors le chagrin de l’aube.

Quand pourrais-je perdre ma raison dans le puits des

songes et renaître à la douce mémoire des aveux ? Quand oseras-tu faire le mur pour te baigner nue et ruisselante de

joie dans les bras de la mer ? Ta détresse passagère baissera

les armes. Tes chiens t’obéiront alors sur le champ et approuveront tes idées. Aimer et être aimé c’est vivre des prodiges. Dans la nuit de l’île tu auras les mains et la forte tendresse du soleil avec la part des anges à ta porte.  

 

(Poème inédit)

"L’oiseau vient de prendre son envol. L’aube tremble de son départ. La ville ne bouge plus. Les chiens du vent arrivent à proximité des bouches du temps. Orphée a déserté les lignes du guet et la lucidité du malheur. La fin de la fête ressemble à la mort du mensonge. Je regarde ce court long passé que ces livres ne chantent plus. L’art du poème vibre dans l’oeil source du langage. J’ai rencontré Orphée dans la lente agonie du jour juste avant son voyage hors du temps de sa blessure. Ce qu’il m’avait conté était l’opéra d’un chagrin. Mais l’heure amoureuse est pourtant dans les limbes mêmes du chagrin, prête à revivre. Les gens, les gens, ô les gens ne savent pas, oublient et assassinent cette heure libérante, aventureuse éclairée de l’amour, de son poème et de sa chanson. Leurs veines refusent la nudité d’être soi, le silence pour que Dieu vraiment parle au coeur de nos tourments. Faites-vous Orphée plutôt que Narcisse. Faites-vous miel plutôt qu’orgueil. L’oiseau saisi éphémèrement dans ce livre vibre chaque jour dans nos solitudes. L’oiseau, épée vivante de l’offrande amoureuse. Mariez les mots et leurs couleurs. Mariez les couleurs et leurs mots. Alors vous ne ferez plus semblant. C’est pour cela que je parle nu avec un vêtement d’aube troué sur mes épaules."

 

Luc Vidal

"Orphée du Fleuve" de Luc Vidal, éd. du Petit Véhicule ; 1999.

"Orphée du Fleuve" de Luc Vidal, éd. du Petit Véhicule ; 1999.

"Orphée regarde l'invisible. En ce début de l'été, Juin finissait comme un immense chagrin futur. Orphée laisse ses regards couler sur le fleuve. Son épaule est blessée du dernier baiser de l'amoureuse chimère. Le sang d'aimer s'arrime à la nuit. Les visions se perdent dans les premières heures du crépuscule. Orphée inquiet ne voit pas venir son amour au rendez-vous de la confiance. Il y a dans son coeur la fin des mondes. Lui,  le violeur d'interdits n'en revient pas. Sa ferveur d'aimer est venue d'une femme ancienne rencontrée avant que d'être née, femme Lilith, femme-louve aux yeux bleus des secrets, femme chimère du ventre des  rues. Sonde d'aimer, crève-coeur de la lumière. Le temps a donné à Orphée la parole comme à la main la caresse. Le temps d'aimer, comme si ce temps avait fait oeuvre de feu et de ruines, avait marqué les traits de son visage. Orphée souriait tendrement, touchait son épaule blessée, fermait les yeux quelques instants, semblait écouter, boire les rumeurs de la ville et des temps vrais des  coeurs. Sonde d'aimer, crève-coeur de la lumière. Ces mots peuplaient les limbes de l'aube et de son enfance. Orphée allait rejoindre les chiens du vent au bout des quais et à la prochaine halte, les quatre points cardinaux de la joie brilleront dans les bras de l'amour."

Luc Vidal, Orphée du fleuve, éditions du Petit Véhicule ; 1999.

"Orphée du fleuve", Luc Vidal, éd. du Petit Véhicule ; 1999.

"Orphée du fleuve", Luc Vidal, éd. du Petit Véhicule ; 1999.

Luc Vidal participe au "Festival des Voix Vives" à Sète

 

Ce festival s'inscrit aux antipodes d'un certain "Festival Englouti des Littératures" qui parfois s'installe et traverse les contrées sur pilotis de la Fête Littéraire en général.

 

C'est écrire que "le Festival des Voix Vives" n'est pas :

 

-un salon du livre à ciel ouvert qui serait mal construit

-une grosse machine très parisienne et tape-à-l'oeil qui snoberait les lecteurs "de base", le grand public et les partenaires locaux, en oubliant les principes de base de la convivialité

-ne fait pas dans le grandiose

-ne veut pas présenter exclusivement et à tout prix des auteurs venant des quatre coins du monde, présentés en tête de gondole

-ne veut pas impressionner le gogo

-ne se veut pas un festival très coûteux boudé plus ou moins par le public

-ne satisfait pas que l'ego d'organisateurs s'amusant à l'occasion, aux frais de la collectivité, à faire comme s'ils étaient parisiens

-ne se veut pas une petite sauterie mondaine

Le Festival des Voix Vives de Sète n'est pas la création de Bobos locaux ou influents mettant en place un Festival de la langue de bois !

 

mais

 

un Festival du Livre digne de ce nom, conçu en étroite collaboration avec l'ensemble des acteurs et partenaires du livre (éditeurs, acteurs locaux, libraires, associations, auteurs, ...)

 

(Source : cet article s'est inspiré du texte de Luc Vidal du 30/06/2014, protestant contre la mise en place et la reconduction de L'Atlantide : Festival Englouti des Littératures).

1.Luc Vidal, poète lyrique du "sixième Continent"

2.Luc Vidal, l'indépendance d'un éditeur qui se refuse à n'être que "bon à tirer"

3. Orphée, "Les chiens du vent", "Les yeux du crépuscule" -l'univers d'un poète-écrivain traçant l'écriture-atlantique

-relevant sur les lignes "des oranges de vie de la nostalgie"

-parcourant du fleuve jusqu'à la mer l'océan des amitiés et du "sixième Continent"

 

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1. Luc Vidal, poète lyrique du "sixième Continent"

La poésie de Luc Vidal nous donne en partage une écriture lyrique ample, tendue sur l'océan synesthésique et sentimental de "la ligne du coeur". Son style a l'évocation lyrique et imagée, qui vient d'une source authentique aux aflluents fertiles : passion de la poésie à partager ;  passion de l'écriture, dont la voix peuple différents registres : la poésie essentiellement, mais aussi le roman avec Les chiens du vent sur le chantier, l'essai (Sur les pas de Léo Ferré, en coll. avec Henri Lambert, Olivier Gilisen, éd. des Trois Orangers ; 2003  /  Léo Ferré, Olivier Bernex et la barque du temps ; 2003 / Olivier Bernex, Léo Ferré, De toutes les couleurs, éd. L'Arganier ; 2006 / Jacques Vaché, André Breton dans la cité d'Orphée ; 2005 / Lire Gatti, 2005 /  le scénario ( du documentaire René Guy Cadou ou les visages de la solitude),  la revue (Chiendents, Incognita,Les Cahiers d'études Léo Ferré, Les Cahiers Jules Paressant, La galerie de l'or du temps ; passion dans la rencontre amoureuse, dans l'amitié exigeante et fidèle, dans l'inspiration, la quête et la diffusion d'un chant profond et durable. Sa poésie étonne, interpelle, nous rencontre et "féconde nos âmes."

 

 

Tag(s) : #Luc Vidal

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