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Paru ce 27/08/2015 sur facebook :

 

Un clair jour d'obscur pour demain finissant

 

la misère de nos joies qui tournent dans une roue

 

décide d'un soupir dans des cris de puissants

 

 

décline la règle qu'on serre sous les coups

 

ô nous sublimes fantoches que tout esprit assèche

 

dans les ensembles de verres empirés sur eux même

 

ne restent que des mains qui gémissent la dèche

 

avec style créatif prenez un peu de crème

 

dans les défilés la noire banderole joyeuse

 

bonne vie à tous, marchez en rangs par deux

 

soyez artificiers heureux de l'après terre

 

qui validez des creux et des anciennes matières

 

Décence ! Messieurs veillez qu'on assassine de front

 

la liberté d'expirer derrière votre inflation

 

Xavier FRANDON

Paru ce 28/06/2015 sur facebook :

 

Antre l'être – le silence – ou délicate la tension

 d'une simple corbeille d'osier, le saint corps baille d'oser

 une pelvienne ondulation, terraquée souplesse,

 circonstant mélange d'un isthme, d'un nuage nubile.

 

 

Le brûlant frimas du silence, sigle entre lettres où

 l'attention délicate de l’œil se pose soudain,

 où s'ente le bourdonnement de mots explétifs :

 décrispe l'étreinte, amplifie la courbure franche.

 

Antédiluvienne naissance - plus que vacation ! -

Entre en aire six lances ou dix locutions : attente...

 ! enfin la promesse, catégorique houle bruissante,

 

agitation de l'être, longue impatience aboutie

 quand une fois elle entre, disloque silence engourdi,

 attention délicate, dans une corbeille d'osier.

 

X. Xavier Frandon

Paru sur le pare-brise, non, dans la vitrine de fb ce 20/06/2015. TB---

 

Le pare-brise où je m’éclate n’a pas une ombre au tableau

 C’est parce que j’avais tout nettoyé avant

 Et que je suis très précis dans mes gestes quand je le fais

 

Mais maintenant que j’y suis scotché

 J’ai l’impression d’avoir oublié un détail

 J’ai l’impression que je vois moins bien le jour

 

 

Les nuages passent à travers moi, s’en allant

 Je ne peux plus bouger, écrasé comme je suis, derrière la voiture

 Ça va vite, et l’échappement étouffe ce qu’il reste de ma voix

"Le dernier" de Xavier Frandon et nous, esquille(s) volant dessus--- :

Bondissant sur une mer qui tremble

Il rajeunissait les flots de son regard cendre

Fini de patauger, de manger le sable

C’était un explorateur de subconscient

Dans son baluchon léger il transportait

Un quignon de rêve et une gourde vide

Il y avait aussi deux trois cigarettes sales

Qu’un peu de sel marin ne défrayait pas

Là haut sur horizon le soleil saluait

Battu par la mer, rompu par la vague

Il sifflait dans un fracassement sourd

Dont les couleurs avaient des figures de visages

Il ne se souciait plus des îles ni des bateaux

Que son esquisse ô fortuit hasard croisait

Le vent, le vent seul meilleur, impeccable

Dans son manteau cinglant : quoi d’autre ?

Une ligne de pêche flottait à son sillage

Et le reste n’avait plus aucune manière

Des idées légères qui frémissaient, mains cagnées

Plaisir de sentir ses forces qui le subjuguaient

La nature de ses mots était son vague de l’âme

La nature l’ignorait ses mots ne venaient plus

Que de pâles soupirs que de profonds râles

Parce que sans dormir il tirait ses bouts

Aventurier de vide, beau comme Amphion

Guerrier de son mythe, homme de son vivant

La mer de son côté, lui esquille volant dessus

Chacun sa route croyant vaincre son temps

La mer survécut, répéta que sa disparition

Était une mélodie comme on en cloue dans l’écume

Comme un poème rencardé dans son cœur

Un théâtre engourdi du froid de son tombeau

Xavier FRANDON, février 2015.

Tag(s) : #Poèmes droit au coeur

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