Overblog Suivre ce blog
Editer la page Administration Créer mon blog

FPM 11-juillet 2016  Photo 1ère et 4è de couverture : Grégory PICHOT
FPM 11-juillet 2016  Photo 1ère et 4è de couverture : Grégory PICHOT

FPM 11-juillet 2016 Photo 1ère et 4è de couverture : Grégory PICHOT

Les doigts qui vous parlent

 

Jacques ANCET

Jean-Claude GOIRI

Edith MASSON

Amélie GUYOT

Jean-Christophe BELLEVEAUX

François VINSOT

Joëlle THIENARD

Mathieu CROCHET

Pascal DANDOIS

Kenny OZIER-LAFONTAINE

Gaëtan LECOQ

Thierry RADIERE

Marine GROSS

Eve DE LAUDEC

Jacques Jean SICARD

Georges THIERY

Murielle COMPERE-DEMARCY

Christophe SANCHEZ

Serge MARCEL ROCHE

Hervé JAMIN

Bruno ODILE

"Permanence" de Jean-Claude Goiri, in FPM 11

"Permanence" de Jean-Claude Goiri, in FPM 11

FPM : Festival Permanent des Mots (La Revue de Jean-Claude GOIRI).
FPM : Festival Permanent des Mots (La Revue de Jean-Claude GOIRI).

Dans la série le FPM en morceaux

 

SOMMAIRE DU FPM 10 DE MAI 2016

Christine Jeanney

Edith Masson

Christophe Esnault

Ananda Doe

 Ivan de Monbrison

Léon Maunoury

Fabien Pio

 Raynaud Hermine

Grégory Pichot

 Noëlle Fouet

Ghyslaine Leloup

Sophie Lagal

Isabelle Bonat-Luciani

Xavier Frandon

 Sylvain R:é

Jacques Jean Sicard

Georges Thiéry

Murielle Compère-Demarcy

Christophe Sanchez

 Serge Marcel Roche

 Hervé Jamin

 Lewis Chambard

FPM 9- mars 2016
FPM 9- mars 2016

FPM 9- mars 2016

FPM 8 - Janvier 2016
FPM 8 - Janvier 2016
FPM 8 - Janvier 2016
FPM 8 - Janvier 2016
FPM 8 - Janvier 2016

FPM 8 - Janvier 2016

FPM 7- novembre 2015
FPM 7- novembre 2015
FPM 7- novembre 2015

FPM 7- novembre 2015

fendre l'air comme du bois

à l'arrache

tous les jours

le mettre au creux de sa main

frotter, réchauffer

 

s'en tenir au climat, aux chaussures trouées

à la disparition des bancs

aux aléas de la bile

 

tenir sa garde

dans un coin de rue

voir les pieds qui s'envolent

et les mains qu'il reste

 

Jean-Claude GOIRI.

Pineda de Mar. Août 2015.  Photo: Pauline Goiri.

Pineda de Mar. Août 2015. Photo: Pauline Goiri.

Chacun cher à chacun

 nous étions nombreux mais nous ne faisions qu'un

 un seul corps qui s'affaire à refaire le monde

 avec tous ces mouvements que permet l'amitié

 même celui de dire non ou de partir au loin sans que le corps s'étiole

 

 

Chacun cher à chacun

 sans un effort à faire, juste se laisser prendre par la chaleur du corps

 sans chercher à comprendre comment le corps tient le coup

 juste partager et se serrer les coudes

 

Chacun cher à chacun

 tandis que les enfants jouent à s'enterrer dans le sable

 sur cette plage déserte accoudés au bar

 nous étions nombreux et pourtant nous ne faisions qu'un.

 

Jean-Claude Goiri. Mercredi 2 septembre 2015, via Facebook.

Parution du n°5 de la Revue FPM (Festival Permanent des Mots), juin 2015

Textes chassés et cueillis par Jean-Claude Goiri.

FPM 5 (Festival Permanent des Mots, Revue de la parole contemporaine ; juin 2015)
FPM 5 (Festival Permanent des Mots, Revue de la parole contemporaine ; juin 2015)

FPM 5 (Festival Permanent des Mots, Revue de la parole contemporaine ; juin 2015)

Parution de la Revue Festival Permanent des Mots d'avril / mai 2015 - FPM 5

L'Avis aux auteurs en 2è de couverture vaut son coup d'oeil par sa mise en garde roborative et salutaire.

Le poésie ici ne sera ni romantisme ni sentimentalisme ni /

mayonnaise en tube !

FPM est par ailleurs -et surtout et sur tout, d'ailleurs- publiée et diffusée sous le signe multiplicateur et fédérateur du partage. Poésie en terre d'accueil et de partage !

ainsi, souligne Jean-Claude GOIRI, gest- & mots- tract-eur-avant de la Revue

"nous écrivons pour topographier nos territoires afin d'en abolir

les frontières parce que rencontrer l'autre, c'est se rencontrer soi"

A lire !

Joë Fernandez

La 1ère de couv' de FPM 4 d'avril / mai 2015 a été réalisée par JCR2@

autrement dit par l'artiste Joë Fernandez.

"Correspondance III" et "Correspondance IV", respectivement la photo de couverture  prise par François Jay et l'acrylique, encre, crayon sur carte topographique, 2014, 130 cm X 57 cm en page 5   - arrêtent le regard.

 

Pour découvrir l'artiste, RV sur www.joe-fernandez.fr

FPM : Festival Permanent des Mots (La Revue de Jean-Claude GOIRI).
FPM : Festival Permanent des Mots (La Revue de Jean-Claude GOIRI).
FPM : Festival Permanent des Mots (La Revue de Jean-Claude GOIRI).
FPM : Festival Permanent des Mots (La Revue de Jean-Claude GOIRI).
FPM : Festival Permanent des Mots (La Revue de Jean-Claude GOIRI).

1 texte 1 dessin   /   1 dessin   1 texte

Jean-Claude GOIRI /  Joë FERNANDEZ                        Joë FERNANDEZ  /  Jean-Claude GOIRI

 

Dans la série "Les corps suspendus" de l'artiste Joë FERNANDEZ, plus précisément d'après le dessin en feutre pointe fine sur papier kraft Solo 6 intitulé "l'homme long" et réalisé en 2005,

l'éditeur-poète Jean-Claude GOIRI a écrit ces lignes histoire d'un pèse-personne, machine multi-élémentaire modulable et évolutive,

réglée en mode sélectif pour peser le choix de ses amis,

aux états variables

la micro-histoire d'une machine qui seléctionne ses amis d'après des paramètres analytiques dont elle seule détient la logique et les clauses d'un contrat personnalisé ainsi :

D'après Solo 6, série les corps suspendus.   L’Homme Long.  

 

Ma machine se compose de milliards et de milliards d’éléments. Je ne peux pas vous dire combien, car, parmi ses milliards de fonctions, elle possède celle de produire des éléments pour son propre compte. Elle se régénère afin de s’adapter à l’évolution de mon être. La fonction qui m’est le plus utile est celle de choisir mes amis. Je n’ai rien à faire d’autre que de placer les prétendants dans la cabine centrale. Elle les pèse et les mesure. Elle analyse la chimie de leurs humeurs. Elle comptabilise leurs capacités et leurs compétences. Elle soupèse leurs rêves, leurs valeurs, leurs prétentions, leur volonté… Pour être mon ami, il faut par exemple que la courbe du niveau de volonté soit au moins égal au mien. C’est la première chose que je regarde. Un jour, ma machine a imprimé un graphique de niveau de volonté représenté par une simple ligne plate accompagnée de l’inscription aboulique. Ne désirant donc pas engager une relation, j’ouvre la porte à l’homme et l’invite à partir. Mais il reste sur place en me tendant ses deux mains potentiellement amicales. Je choisis pour lui, j’en prends une, je la serre, et je ressens alors tout son relâchement et son désarroi. Et il se met à parler : « Vous savez, ça fait un bon mois que je n’arrive pas à me mettre debout… et j’ai toujours eu la tête tournée vers vous qui passez et repassez devant ma fenêtre… vous avez l’air si actif que j’ai ressenti le besoin de vous rencontrer… pour en venir directement à notre amitié, moi qui ai ce pouvoir de ne rien faire, je pourrai simplement vous regarder courir, et vous soutenir, vous applaudir parfois, car j’admire ce pouvoir de bouger tout le temps… pour moi, c’est quelque chose de merveilleux… c’est peut-être sous la pression de vos pas que la terre tourne… qui sait ?... moi je ne peux qu’observer, et c’est dans ma tête que ça tourne… comme mon corps ne peux que rarement atteindre celui des autres, j’étire mes pensées, je les allonge le plus possible pour vous rejoindre tous et vous ramener à moi… de temps en temps je me lève, je passe le test comme chez vous, et je m’en retourne penaud… les gens sont si légers, vous comprenez, ils courent et ils dansent tellement vite qu’ils ne veulent pas s’encombrer d’un corps lourd… et vous comprenez bien que je ne veux encombrer personne… si tout le monde se trainait une charge comme moi, je n’aurais plus rien à observer, vous voyez ?... mais moi ce que je peux vous apporter c’est un œil bienveillant… je pourrais vous dire aujourd’hui, tu as couru comme ci, tu as couru comme ça… ce qui vous permettrez de vérifier vos intentions… je veux dire, si vous avez couru en respectant vos intentions de départ… moi, je posterai juste en observateur, et vous pourriez vous corriger vous-même sans rien me dire… parce que moi, comprenez-moi bien, je ne porte pas de jugement, j’observe et je rapporte, c’est tout… le jugement, c’est pas mon truc… vous me direz qu’il faut bien juger les criminels… certes… mais je ne peux m’empêcher de me dire que le meurtre est une sorte de suicide par projection… vous voyez ce que je veux dire ?... ça en dit long sur ma capacité de jugement !!... j’en reviens toujours au même : l’Homme est prisonnier de lui-même et il court pour se libérer !!... j’arrête mes grands discours et j’en reviens à notre principal souci : notre possible amitié… je ne sais pas ce que vous en pensez, mais on serait très complémentaires tous les deux, non ?... certes, je ne pourrai pas venir vous voir souvent puisque je bouge peu, mais vous, vous pourriez venir quand vous le souhaitez… mon salon est immense, je l’ai conçu immense pour que mes amis puissent venir y courir en paix quand ils le souhaitent, et des amis j’en ai plein, et parfois ils viennent tous courir en même temps… » Il me répète encore une fois qu’il a plein d’amis, mais qu’ils ne viennent pas souvent car ils courent beaucoup, et que, malheureusement, il ne peut pas les voir courir car ils habitent loin. Il m’explique que ces amis-là n’ont pas de machine et qu’ils se sont rencontrés par hasard. Ils ont noué une amitié à partir de rien : une demande de renseignements ; un échange de cigarette ; un malentendu, et parfois même un accident. Tandis que je l’écoute, je fouille dans les centaines de feuilles d’analyse pour chercher celle des valeurs. Je la trouve enfin et le résultat me rassure : globalement humaniste. Sa candidature me fait quand même réfléchir. Que se passera-t-il le jour où je tomberai malade ? Il m’observera et me regardera crever ? Aura-t-il la volonté ou la force d’appeler les secours ? Pour l’instant, ma machine ne m’a permis d’avoir aucun ami. Si c’est le premier, je veux qu’on puisse prendre soin l’un de l’autre. Mais là, avec lui, la réciproque sera-t-elle possible ? Mais une amitié doit être possible puisqu’il a dit qu’il avait des amis. Je ne sais plus. Je vais lui dire de partir et de me laisser le temps de la réflexion. Juste le temps de lire ces centaines de pages d’analyses. A quatre-vingt-quatorze ans, je ne vais pas m’engager avec un premier ami qui ne viendra même pas à mon enterrement.   J.C. Goiri

FPM 4 - avril/mai 2015
FPM 4 - avril/mai 2015

FPM 4 - avril/mai 2015

FPM 4 -avril/mai 2015
FPM 4 -avril/mai 2015
FPM 4 -avril/mai 2015
FPM 4 -avril/mai 2015

FPM 4 -avril/mai 2015

Tag(s) : #des revues des revues des revues

Partager cette page

Repost 0