Overblog Suivre ce blog
Editer la page Administration Créer mon blog

"Il y a longtemps que le roman traditionnel ne me paraît plus pouvoir répondre de la complexité du réel ; il y a quelque temps déjà que les seules innovations formelles et avant-gardistes ne me semblent pas mieux rendre compte de l'ampleur du drame contemporain. Peut-être le moment est-il venu d'inventer une écriture qui ne reconduise pas les clivages entre les oeuvres d'imagination et celles de la réflexion ? De faire un livre qui soit à la fois fiction, essai, poème, biographie, journal intime, récit de voyage, roman historique... et qui ne soit, bien entendu, réductible à aucun de ces genres-là ?" 

Jacques HENRIC, Carrousels, éd. du Seuil, 1980 ; éd. Tinbad, 2015.

"Il n'y a jamais eu autant de poètes, et aussi peu de poésie dans notre société. Pourquoi donc ? Sans doute parce que ceux qui détiennent le pouvoir sur notre terre, et qui ont une vision féodale de l'Homme, (que l'on regroupe sous la dénomination de "Mondialisation") n'ont jamais été aussi hégémoniques. Non contents de détenir les rênes du pouvoir économique, comme dans Le meilleur des mondes, ou 1984, ils dirigent les esprits par les divertissements et la "culture" : chaînes de télévision, cinémas, maisons de production ou de disques, la plupart des grandes maisons d'édition, les sociétés de jeux vidéos, tout ça leur appartient. La poésie qui éveille et rend libre, ils n'aiment pas vraiment."

Laurent Sauzé in Axolotl n°45, novembre 2007

Expresso d'expressions.

 Le week-end, c'est la détente... mais méfiez-vous de l'eau qui dort, il y a anguille sous roche... je ne veux pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué, mais un train peut en cacher un autre donc garder l’œil frais comme un gardon, le moindre événement peut vous tomber dessus comme la faim sur le monde... ne vous laissez pas surprendre, soyez malin comme des singes, ne dormez que d'un œil et gardez l'autre sur la détente...

 Un Homme averti en vaut deux.

Jean-Claude GOIRI, 17/03/2016.

"Poésie c'est être choisi par le poème

 Jeune, généralement

 Poésie ne vient pas tard ce serait inhabituel

 Vous allez au vers

 Comme à une rivière

 Avec l'envie de couler

 Vous couler

 Dans un lit

 Vous frayer sens dans les mots

 C'est besoin d'empreinte

 D'impression

 De marque

 & mouvement

 Je veux me voir passer

 Navigable

 De préférence

 Meuse Escault Rhin

 Ou rien

Aurai-je tirant

Nécessaire

Tyrannie

Singulière

 Sur moi seul ?

 

 Poésie : c'est dicter

 Dictature politique à soi seul

 S'entraîner à la mer

 S'entraîner à la vague

 Aussi précise

 Qu'onde simple plurielle

 Se me re-

 repeupler

 Populaire

 Foule de soi-même à flottement

 Fluvial

 Comme drapeau d'être liquides ensemble

 Flux

 Revenant revenu

 A heure fixe

 Avant se retirer

 Mobile horizon de soi-même

 -pas le môle

 L'estacade

 En pierre ferme

 Le Grand Large Lunaire

 L'héliocentre

 Soi-même à soi-même

L'excentrement."

 

Jacques DARRAS, extr. Je sors enfin du Bois de la Gruerie, éditions Arfuyen ; 2014.

 

 

"Le point commun (entre le chroniqueur et le romancier) : faire passer la grande Histoire dans leurs histoires" Philippe Lacoche, dans "Les Dessous chics", Courrier picard du dimanche 10/01/2016.

(citation à pratiquer en lisant, toujours sur le conseil du Marquis des Dessous chics :

-L'Etoile du Nord, de Simenon (poche Folio)

-La Griffue, Jacques Béal (éd. Presse de la Cité)

-Un souffle de liberté, Alain Lebrun (éd. Marivole)

-Ne mets pas de glace sur un coeur vide, Patrick Besson (éd. Plon)

 "Cependant, dans la salle de classe un crayon rouge, un crayon vert, un crayon jaune et la craie clair de lune du tableau noir attendront longtemps le retour de la main qui savait les plier aux exigences d’une imagination capricieuse. Cependant, vêtus de terre et de ciel, la vierge aveugle et blonde et l’amant percé au cœur par une balle aiguë errent dans le ciel. Nul ne leur enseigne leur chemin. La nuit tombe, une nuit noire et méchante qui les égare des feux mouvants d’une forge aux blêmes lumières d’un homicide océan.

 Dans un cimetière, deux tombes sont vides et deux dalles mortuaires sans nom tombent de la montagne avec fracas dans un torrent froid où, le matin suivant, les écolières boiront sans crainte."

 

 Robert Desnos, Deuil pour deuil. Avril 1922

En partage avec La Cause Littéraire (page facebook 14/11/15).

La pensée du jour---
Edito Jean-marc CHEVAUCHE in Le Courrier picard, 2015;
Edito Jean-marc CHEVAUCHE in Le Courrier picard, 2015;

Edito Jean-marc CHEVAUCHE in Le Courrier picard, 2015;

Edito "Un paquet de fric" Courrier picard
Edito "Un paquet de fric" Courrier picard

Edito "Un paquet de fric" Courrier picard

La pensée du jour---
Tag(s) : #La pensée du jour---

Partager cette page

Repost 0