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"Entrer dans la nuit sidérale du poème, loin des masques d'esthètes. Là où il n'est plus de moi. Où le moi n'est plus qu' /"Une centrale / au point mort / électrique". Un noyau dure d'amande amère sous la langue. Poésie des astres, vive, abrasive, des broyés vivants, où l'actu- / alité agiterait en surface "la fureur des damnés", des "masques qui s'entredévorent". Poésie des astres du côté de l'agonie de l'être (A. Artaud), resplendissante dans la multiplicité broyée de la chair grattée jusqu'à l'os / effondrée / dans le brasier des mots // démangée jusqu'à l'humus du verbe . Dans le corps-à-cris, Poésie 9 fois tête-de-Muse greffons de l'Hydre de Lerne / en gésine infernale / perpétuelle. Arrêt sur poèmes sur l'écriture de Nicolas Rozier. "
Dans la lecture d'Artaud, Jean-Pierre Duprey, Thomas Bernhard et son acolyte Cyril Huot (éditions Tinbad), Nicolas Rozier (éd. Corlevour / Le Castor Astral)

"Cloaque-langue de mots Dits de l'Écrouloir où / tombe la langue / s'effondre le sens / pour /que ressurgisse de l'agonie / des espoirs / cloués aux faux soleils aux / fausses fenêtres de l'effondrement / la verticale de l'Etre. Soleil noir, oronge du sang acide à circuler dans l'âtre / calciné-braise de nos veines empoisonnées em-/ prisonnées de leurres-paraître / Circule l'Écri-/ ture tempétueuse/ sous leur vent-/-il -a -tueur / de tristes pales vénéneuses / Circule É/Cri/-ture / sang cloué sur nos tempes d'Excalibur. Brûlent où ils refleuriront / les fruits noirs de la terre. Châtrés pour mieux grandir / éclos-nés de leurs cendres. Il se décroche des croix où l'on voudrait l'abattre / l'Oiseau du poème. Ciseaux de soleil & de chair son vol signe le coup d'arrêt orbe des frontières. Cloaque-langue de mots Dits de l'Écrouloir où / tombe la langue / s'effondre le sens / pour /que ressurgisse de l'agonie /des espoirs / cloués aux faux soleils aux / fausses fenêtres de l'effondrement / la verticale de l'Etre."


Murielle Compèredemarcy (MCDem)

A propos de Verso 159 (décembre 2014)

1- A propos de la Préface

La Préface du Directeur de publication de la Revue Verso titre ce numéro 159 : "Quel meilleur rempart que la mer !"
annonçant
"la mer et son rivage. La rive et l'horizon" de cette mouture cru décembre 2014.
Si notre barque perd volontiers -avec insouciance & bonheur- son chemin entre les lignes de ce numéro, le cap est prometteur de notre prise au large / de belle lattitude---
"(...) La liberté se gagn(e) en flottant"
En l'occurrence la liberté d'expression
celle de lire une poésie / Poévie
en va-et-vient & ressacs d'écume / d'altitude sur la plage /
Le ventre de ces pages
où la mer cogne / bat / bouge
"Mer des douleurs"
"mélange(ant) ses cartes comme la forêt brass(e) ses arbres"
apparemment indolente / parfois
d'huile
"Mer des douleurs comme des peaux d'oignons."
"La mer débordait de partout.
Quel meilleur rempart que la mer !"
Comme la poésie déborde
de partout
où l'on n'irait pas la chercher / là où elle se trouve
-si elle se trouve-
du moins là où nous l'attendons
-principe même du plaisir !
Poésie / PoéVie
débordante / fuyante
Tourbillon / Grand Mouvement
de Tout Cela qui déborde /
s'arrondit / mélange
ses cartes & ses vagues /
fait sa vaisselle / fuit
partout
Mer toute puissante
brisant même /
"plus forte que la foudre"
l'angle du réel.

Merci, Monsieur Wexler, pour cette belle Préface allégorique inaugurant ce n°159 de Verso !

Murielle Compère-Demarcy, 29 /01 /2015.

Tag(s) : #A-propos

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