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"Mille et un poètes" n°7 -1er semestre 2016, éd. Corpus, association "Lignes d'écriture" - Maison nomade de poésie en Picardie
"Mille et un poètes" n°7 -1er semestre 2016, éd. Corpus, association "Lignes d'écriture" - Maison nomade de poésie en Picardie
"Mille et un poètes" n°7 -1er semestre 2016, éd. Corpus, association "Lignes d'écriture" - Maison nomade de poésie en Picardie
"Mille et un poètes" n°7 -1er semestre 2016, éd. Corpus, association "Lignes d'écriture" - Maison nomade de poésie en Picardie

"Mille et un poètes" n°7 -1er semestre 2016, éd. Corpus, association "Lignes d'écriture" - Maison nomade de poésie en Picardie

Dans la série le FPM en morceaux

 

SOMMAIRE DU FPM 10 DE MAI 2016

Christine Jeanney

Edith Masson

Christophe Esnault

Ananda Doe

 Ivan de Monbrison

Léon Maunoury

Fabien Pio

 Raynaud Hermine

Grégory Pichot

 Noëlle Fouet

Ghyslaine Leloup

Sophie Lagal

Isabelle Bonat-Luciani

Xavier Frandon

 Sylvain R:é

Jacques Jean Sicard

Georges Thiéry

Murielle Compère-Demarcy

Christophe Sanchez

 Serge Marcel Roche

 Hervé Jamin

 Lewis Chambard

Traction-Brabant 67, "Je ne suis pas un robot", 17 mars 2016
Traction-Brabant 67, "Je ne suis pas un robot", 17 mars 2016
Traction-Brabant 67, "Je ne suis pas un robot", 17 mars 2016

Traction-Brabant 67, "Je ne suis pas un robot", 17 mars 2016

Extraits Traction-Brabant 67, 17 mars 2016

 

"La poésie est-elle une maladie honteuse ?"  et  "Incipits finissants" (67)

La poésie est-elle une maladie honteuse ? par Patrice Maltaverne (extr. Traction-Brabant 67, fanzine du 17 mars 2016)

Après pas mal d'hésitations, je crois que oui. Enfin, tout dépend de l'environnement dans lequel le poète est plongé. En effet, il est facile de prétendre le contraire quand on passe sa vie tout seul ou avec d'autres poètes ou artistes. Mais quand on vit aussi dans d'autres mondes, je ne vois pas pourquoi on casserait les pieds à ses semblables et néanmoins différents avec la poésie.

Et pourquoi la poésie d'abord ? Parce que nous sommes poètes ? Et pourquoi vouloir imposer cette maladie à nos prochains?

Là, je me trahis. Je pense qu'aimer la poésie n'est pas chose normale. Le problème c'est que la poésie a tendance à vite devenir une passion chevillée à l'âme. Parce qu'elle sert de vase d'expansion à une vie intérieure trop encombrante et qu'elle permet de mieux accepter le réel (en principe). Ce genre de choses difficiles à faire comprendre aux profanes.

En fin de compte, je n'ai pas posé la bonne question. La poésie c'est la honte, mais pas une maladie. Hé hé après tout, ne pourrait-on pas la comparer au sexe ? Vous vous imaginez en train de causer à vos collègues de travail de vos fantasmes sexuels, bien que tout le monde puisse en avoir ? Pas facile en tout cas, d'évoquer cela, à moins d'être immergé en "milieu spécialisé", comme pour la poésie.

Et d'ailleurs, en parler, c'est courir le risque de la réduite à peu de choses. A des mots agencés sur une feuille ? A une récitation qui se perd dans le vent ou le brouhaha ? Ne serait-elle pas le plus sûr moyen de s'en dégoûter, de la poésie ? Parce que finalement, d'un point de vue pratique, ce n'est que ça.

Et en plus, c'est pas avec la poésie que tu vas gagner du fric dans la vie, mon garçon ! Elle qui ne s'apparente pas davantage aux jolies choses, bien voyantes, créatrices de plaisir chez la plupart : fringues, voiture, déco. La poésie, c'est du jamais net, du fluctuant et du souvent grave, un sismographe de la cervelle. Alors, oui, j'ai peur d'en diminuer le pouvoir suggestif, rien qu'en l'évoquant.

Paradoxalement, je n'ai jamais autant discuté de poésie avec d'autres personnes qu'aujourd'hui, au cours, par exemple, des soirées lecture que j'organise. J'essaye de me consoler quant à son utilité sociale en pensant aux recherches scientifiques récentes qui nous éclairent sur les pouvoirs du cerveau dans la genèse des sensations et leur transformation en bonheur agissant. Pourquoi pas avec des vers, en plus des verres ? On y arrive on y arrive... Quand la vie professionnelle ou l'ordinaire, est finie."

Extr. Cueillette personnelle dans T-B 67

 

Z.I

Zonage

La zone

Usage industriel

Grands espaces mis au carreau

Maisons funéraires

Avec salons

Chambres privatives

Et quelques morts dedans

A côté des déchetteries

Groupement d'usages compatibles

Aménagement du désastre

 

***

 

Des peaux déposées

Pliées nettoyées

Défaites tragiques

A côté du lavomatic

Un corps

 

***

 

Si je tends la main

Vers le mur et le touche

Mon corps devient le mur

Et ma main reste de l'autre côté

Du mur

Si je regarde l'ampoule

qui brille au plafond

C'est mes pieds qui fondent

Et disparaissent dans le crépitement

Du filament

Et quand j'entends les moteurs

Au loin

C'est tous mes os

Qui rutilent et pleurent

De ne pas être la voiture

Bleu métallique

Avec jantes argentées

 

***

 

Quand je parle

Je perds ma bouche

Elle se crache

Hors de moi

Avec les mots

Alors j'évite

 

Marine GROSS

 

 

Tes nains de jardin sauvagement assasinés

tes conditions sine qua non

ton atelier de terre glaise

toute la force de ta démesure

ton billet pour Singapour

tes nouvelles montures Afflelou

ton pédigrée non reconnu

ta connerie universelle

 

Tes leitmotiv sauce Bidochon

tes fariboles de quatre cents sous

ton séant fuligineux

tes petits poings sur la table

tes clichés coloscopiques

ton occlusion intestinale

 

Ton petit papa ta petite maman

tes non-sens ésotériques

tes branlettes aux forceps

ta vieille escalope orientée Nord

ton utérus disloqué

 

Tes salons littéraires

tes êtres hautement symboliques

ta mémoire anesthésiée

ta connerie sine qua non

ta Ginette ton Raymond Ta Nicole

tes couches tes fuites urinaires

 

Tes bajoues mutilées

tes deux trous de viande ton nez au milieu

ta vengeance avide effrénée

la puanteur de tes yeux

 

c'est tout bien tout rigolo

very funny sommes tout esclaffés

oh vous savez il n'y a jamais eu d'amour ici

toute l'horreur de ton être

 

Tes dens de cheval

ton affreuse haleine de cheval

même pas baisable même pas humaine

c'est même pas une haleine

t'es même plus une femme

ô violente pudruce

même plus un équidé un canasson

bien moins qu'une bête

De toutes les façons c'est bien simple ici

c'est même plus un jardin

même plus une maison

même plus une famille

 

Ton plomb au fond de la touffe

tres grasses fesses marquées au fer rouge

tes calembours tes jeux de mottes ta flûte traversière

tes contrepèeries grotesques publiées

tes amis mauvais auteurs qui se la donnent

toute la merde qu'ils écrivent

le merde dans leur bouche lorqu'ils parlent

tes amis peintres contemporains bouses à la demande

leurs abstractions formatées leurs récompenses parigotes

 

Ton vieux poireau ton odeur de décharge

à ciel ouvert quand tu sors des waters

tes oreilles de rugby women dévorées par le voisin comorien

t'es plus qu'un vieux tas d'boue contaminé

toute l'horreur abjecte de ton être

 

toute la force et la connerie de ta démesure

tes nains de jardins sauvagement assassinés

de toutes les façons c'est limpide ici

c'est même plus une maison

même plus un jardin

même plus une famille

même plus humain

 

Alain MINIGHETTI

 

 

"Logo" de la revue "Nouveaux Délits" de Cathy Garcia

"Logo" de la revue "Nouveaux Délits" de Cathy Garcia

 Nouveaux Délits 54 est paru le... 1er avril... 2016

Poésies vives  à lire absolument.

 

SOLDE

pour Aimé Césaire

 

J’ai l’impression d’être ridicule

 

dans leurs souliers

 

dans leurs smoking

 

dans leur plastron

 

dans leur faux-col

 

dans leur monocle

 

dans leur melon

 

 

 

 

J’ai l’impression d’être ridicule

 

avec mes orteils qui ne sont pas faits

 

pour transpirer du matin jusqu’au soir qui déshabille

 

avec l’emmaillotage qui m’affaiblit les membres

 

et enlève à mon corps sa beauté de cache-sexe

 

 

 

 

J’ai l’impression d’être ridicule

 

avec mon cou en cheminée d’usine

 

avec ces maux de tête qui cessent

 

chaque fois que je salue quelqu’un

 

 

J’ai l’impression d’être ridicule

 

dans leurs salons

 

dans leurs manières

 

dans leurs courbettes

 

dans leur multiple besoin de singeries

 

 

 

 

J’ai l’impression d’être ridicule

 

avec tout ce qu’ils racontent

 

jusqu’à ce qu’ils vous servent l’après-midi

 

un peu d’eau chaude

 

et des gâteaux enrhumés

 

 

 

 

J’ai l’impression d’être ridicule

 

avec les théories qu’ils assaisonnent

 

au goût de leurs besoins

 

de leurs passions

 

de leurs instincts ouverts la nuit

 

en forme de paillasson

 

 

 

 

J’ai l’impression d’être ridicule

 

parmi eux complice

 

parmi eux souteneur

 

parmi eux égorgeur

 

les mains effroyablement rouges

 

du sang de leur ci-vi-li-sa-tion

 

 

Léon-Gontran Damas, poète guyanais, 1937

 

 Ce poème est extrait de

Nouveaux Délits - Avril 2016 - ISSN : 1761-6530 - Dépôt légal : à parution - Imprimée sur papier recyclé et diffusée par l’Association Nouveaux Délits

Coupable responsable de tout : Cathy Garcia Illustrateur : Henri Cachau   

Illustrations de Henri Cachau ; Léon-Gontran Damas.
Illustrations de Henri Cachau ; Léon-Gontran Damas.
Illustrations de Henri Cachau ; Léon-Gontran Damas.
Illustrations de Henri Cachau ; Léon-Gontran Damas.
Illustrations de Henri Cachau ; Léon-Gontran Damas.
Illustrations de Henri Cachau ; Léon-Gontran Damas.
Illustrations de Henri Cachau ; Léon-Gontran Damas.

Illustrations de Henri Cachau ; Léon-Gontran Damas.

Des textes de Marine GROSS paraissent dans le nouveau numéro de Nouveaux Délits. Bonne poésie, quand tu nous tiens !

Henri Cachau illustre le numéro 54 de "Nouveaux Délits"

Henri Cachau illustre le numéro 54 de "Nouveaux Délits"

Henri Cachau a réalisé la première de couverture de La partie riante des affreux de Patrice Maltaverne et Fabrice Marzuolo (éd. Le Citron Gare) et illustre le n°57 de la revue de poésie vive Nouveaux Délits de Cathy Garcia -entre autres.

1ère de couverture réalisée par Henri Cachau pour "La partie riante des affreux", Patrice Maltaverne l'éditeur-poète du Citron Gare et du poézine "Traction-Brabant, oeuvres de Henri Cachau pour le n° 54 de "Nouveaux délits" la revue gérée et animée par la poète-revuiste-artiste Cathy Garcia
1ère de couverture réalisée par Henri Cachau pour "La partie riante des affreux", Patrice Maltaverne l'éditeur-poète du Citron Gare et du poézine "Traction-Brabant, oeuvres de Henri Cachau pour le n° 54 de "Nouveaux délits" la revue gérée et animée par la poète-revuiste-artiste Cathy Garcia
1ère de couverture réalisée par Henri Cachau pour "La partie riante des affreux", Patrice Maltaverne l'éditeur-poète du Citron Gare et du poézine "Traction-Brabant, oeuvres de Henri Cachau pour le n° 54 de "Nouveaux délits" la revue gérée et animée par la poète-revuiste-artiste Cathy Garcia
1ère de couverture réalisée par Henri Cachau pour "La partie riante des affreux", Patrice Maltaverne l'éditeur-poète du Citron Gare et du poézine "Traction-Brabant, oeuvres de Henri Cachau pour le n° 54 de "Nouveaux délits" la revue gérée et animée par la poète-revuiste-artiste Cathy Garcia
1ère de couverture réalisée par Henri Cachau pour "La partie riante des affreux", Patrice Maltaverne l'éditeur-poète du Citron Gare et du poézine "Traction-Brabant, oeuvres de Henri Cachau pour le n° 54 de "Nouveaux délits" la revue gérée et animée par la poète-revuiste-artiste Cathy Garcia

1ère de couverture réalisée par Henri Cachau pour "La partie riante des affreux", Patrice Maltaverne l'éditeur-poète du Citron Gare et du poézine "Traction-Brabant, oeuvres de Henri Cachau pour le n° 54 de "Nouveaux délits" la revue gérée et animée par la poète-revuiste-artiste Cathy Garcia

28/03/2016

 

NUMÉRO 54  de la Revue Nouveaux Délits gérée et animée par Cathy Garcia, Avril-Mai-Juin 2016

Exister est un écartèlement permanent. Entre spleen et idéal pensait Baudelaire, mais savoir vivre c’est savoir accepter sans se résigner, savoir lâcher-prise sans lâcher la main de l’autre. Renoncer au bonheur mirage, ces innombrables projections du système sur l’écran de nos désirs jusqu’au viol même de notre intégrité. Achète, consomme, travaille encore pour acheter, consommer sans poser de question et tu seras heureux. Pas encore aujourd’hui, mais demain, oui c’est certain. C’est prouvé par la science. Demain sera le grand jour, demain tu seras riche, le héros de ta vie, admiré, adulé, envié, car tu le mérites. Avec ce qu’il faut de peur pour avoir besoin de se protéger derrière des remparts d’achats sécurisants.

Il y a les belles choses, les savoureuses et ce ne sont pas des choses, mais des êtres et des sentiments, des émotions, des sensations, des échanges, des partages, des solitudes aussi, pleines et débordantes de vie.

Il y a les peurs oui, innombrables, envahissantes, les mauvais pressentiments, les ennuis à répétition, les injustices, les coups du sort qui s’acharne et tout ce qu’il faudrait comprendre pour transformer, se transformer soi sans savoir s’il faut avancer ou reculer, s’il faut ci, s’il faut ça…. La mécanique enrayée du mental. L’envie de dormir.

L’argent reste le problème omniprésent, omnipotent, un piège infâme, le plus toxique des mirages, la plus cruelle des machettes. Cette peur de manquer, de chuter encore plus bas, cette tache sur soi qui s’agrandit et nous définit plus que n’importe quoi d’autre : pauvre. C’est immonde d’être défini par cette tache, tout le monde le sait, mais rien ne change, une seule chose compte : en avoir ou ne pas en avoir. Dans une société aussi férocement individualiste que la nôtre, ce qui fait lien c’est « en avoir », ce qui ouvre toutes les portes, aussi vaines soient-elles, c’est « en avoir beaucoup ».

Une seule planète, plusieurs mondes qui ne se côtoient pas. L’un d’eux est en train de dévorer tous les autres.

Cg, extrait de ©Ourse (bi)polaire (alias Cathy Garcia)

 

A-Propos (29 Janvier 2015)

 

A propos de Verso 159 (décembre 2014)

A propos de la Préface

La Préface du Directeur de publication de la Revue Verso titre ce numéro 159 : "Quel meilleur rempart que la mer !" annonçant "la mer et son rivage. La rive et l'horizon de cette mouture cru décembre 2014. Si notre barque perd volontiers -avec insouciance & bonheur- son chemin entre les lignes de ce numéro, le cap est prometteur de notre prise au large / de belle lattitude---

"(...) La liberté se gagn(e) en flottant"

En l'occurrence la liberté d'expression celle de lire une poésie / Poévie en va-et-vient & ressacs d'écume / d'altitude sur la plage / Le ventre de ces pages où la mer cogne / bat / bouge "Mer des douleurs" "mélange(ant) ses cartes comme la forêt brass(e) ses arbres" apparemment indolente / parfois d'huile "Mer des douleurs comme des peaux d'oignons." "La mer débordait de partout. Quel meilleur rempart que la mer !"

Comme la poésie déborde de partout où l'on n'irait pas la chercher / là où elle se trouve -si elle se trouve- du moins là où nous l'attendons -principe même du plaisir !

Poésie / PoéVie débordante / fuyante Tourbillon / Grand Mouvement de Tout Cela qui déborde / s'arrondit / mélange ses cartes & ses vagues / fait sa vaisselle / fuit partout Mer toute puissante brisant même / "plus forte que la foudre" l'angle du réel.

Merci, Monsieur Alain Wexler, pour cette belle Préface allégorique inaugurant ce n°159 de Verso !

 

Murielle Compère-Demarcy, 29 /01 /2015.

 

Verso 163- A propos de "s'il existe des fleurs" de Cécile GUIVARCH, L'arbre à paroles, 2015.
Verso 163- A propos de "s'il existe des fleurs" de Cécile GUIVARCH, L'arbre à paroles, 2015.
Verso 163- A propos de "s'il existe des fleurs" de Cécile GUIVARCH, L'arbre à paroles, 2015.

Verso 163- A propos de "s'il existe des fleurs" de Cécile GUIVARCH, L'arbre à paroles, 2015.

Verso 163-A propos d'"Ourlets" de Clara REGY édition La Porte, 2015.
Verso 163-A propos d'"Ourlets" de Clara REGY édition La Porte, 2015.

Verso 163-A propos d'"Ourlets" de Clara REGY édition La Porte, 2015.

Traction-Brabant 65 (10 novembre 2015)

Traction-Brabant 65 (10 novembre 2015)

Pure coïncidence mais, résonances : les deux textes d'ouverture du Traction-Brabant 65, poézine dirigé par Patrice Maltaverne (Le Citron Gare) résonnent particulièrement en ce novembre noir 2015. Puissance universelle des vrais et bons textes poétiques...

18.5.15

         La voisine chante

il y a des miettes de pain dans mon écharpe

   la voiture noire est passée deux fois

        ça sent un peu l'aïl frit

                je fume

 

                    20h20

 

30.5.15

   J'écoute une vieille, très vieille chanson

               très belle aussi

je ne veux pas savoir s'il y a une voiture noire sous ma fenêtre

      une petite file tournicote dans le salon

         ça sent le repas de famille

           un peu de mélancolie

 

                      20h20

 

5.6.15

        Brûlures & coups de soleil

     grains de sable encore collés ça et là

ça sent l'hiver dans la cuisine & l'été dans le salon

     on se fiche de la voiture noire

           on irait bien dormir

 

                   20h20

(...)

Olivia De Là

 

(suite à lire dans Traction-Brabant n°65 (10 novembre 2015)

disponible au : Citron Gare, Patrice Maltaverne, 12 rue de l'Abbaye, 1er étage,

57 000 METZ   2,40 euros l'exemplaire. p.maltaverne@orange.fr)

 

LE PIRE

      Le pire est à venir, on me l'a déjà dit. Le serveur me laisse la carte.

J'hésite à cause du soleil qui glisse sur les chaises -il serait vain d'insister.

 

     Les galeries d'art commercent avec le ciel d'un gris engageant. Le

square s'anime, cale ses passages diversement.

 

     Souvenirs qui frappent, tuent à tour de bras autour d'eux. Je dois

rassurer mes proches : les armes, leurs chansons. Tout ce qui m'apaise et sont

des interludes.

 

(...)

Michel TALON

 

(Suite à lire dans Traction-Brabant n°65. Cf. références ci-dessus)             

Traction-Brabant n°65 (10 novembre 2015)

Zoom sur l'Edito de Patrice Maltaverne dans ce Traction-Brabant 65 (10 novembre 2015)

Vive la poésie vivante, sans jamais perdre, écrit P. Maltaverne, de son point de vue double 

d'éditeur et de poète, "cet émerveillement naïf pour les poèmes d'adolescence, imparfaits, sincères et inspirés (...)".

 

"En fin de compte, il y aurait deux types de poésie :

 

-l'idéale, faite pour l'éternité, qui peut survivre à son auteur, et qui relève du pur plaisir esthétique et intellectuel : d'ailleurs, quelle est-elle ?

-la vivante, qui est faite par et pour des vivants, dont la valeur est relative, puisqu'elle n'existe que dans un contexte et un temps donnés.

 

C'est cette dernière, conclut P. Maltaverne, qu'en toute lucidité, je publie dans Traction-Brabant, sans aucun souci de la postérité (encore heureux !)."

 

Peut-être, aussi, qu'une poésie relevant simultanément du plaisir esthétique, intellectuel et musculaire c'est-à-dire se mouvant dans l'énergie musculaire du vivant, existe-t-elle, s'écrit-elle

dans la temporalité du vivant

dans le flux linéaire d'une écriture vivante 

dans l'inachevé puisqu'ainsi s'écoule le vivant ? 

 

 

 

Edito de Traction-Brabant n°65 (10 novembre 2015).

Edito de Traction-Brabant n°65 (10 novembre 2015).

1ère et 4ème de couverture de Traction-Brabant n°65 (10 novembre 2015).
1ère et 4ème de couverture de Traction-Brabant n°65 (10 novembre 2015).

1ère et 4ème de couverture de Traction-Brabant n°65 (10 novembre 2015).

Poésie vivante, -"ultra poésie" comme la nommait Christian Edziré-Déquesnes ?

"Faisons de l'ultrapoésie", disait-il. Il entendait par là : une poésie vraie. "La poésie, elle doit dire : elle doit vraiment dire quelque chose, elle doit crier quelque chose. C'est ce que je dis dans "Ecrire comme Francis Bacon peignait", c'est-à-dire que les mots de la poésie doivent, d'une certaine manière, quelque part, venir frapper frontalement et provoquer un ébranlement : ça doit laisser une trace. Si la poésie fait, si ce qu'on appelle de la poésie, passe : c'est agréable, c'est une caresse, mais ça passe, ça ne chamboule rien sur le long terme de ta vie, de ton rapport au monde. Pour moi ce n'est pas de la poésie, c'est beau, c'est esthétique.

La poésie n'a pas besoin d'être forcément, entre guillemets, "belle" ou "esthétique"."

 

Christian Edziré-Déquesnes

LIBELLE 271
LIBELLE 271

LIBELLE 271

FPM (Festival Permanent des Mots) 7
FPM (Festival Permanent des Mots) 7
FPM (Festival Permanent des Mots) 7

FPM (Festival Permanent des Mots) 7

FPM 9 -Festival Permanent des Mots, revue de la parole contemporaine, mars 2016

FPM 9 -Festival Permanent des Mots, revue de la parole contemporaine, mars 2016

FPM 9- Sommaire : "les doigts qui vous parlent" -festival Permanent des Mots, mars 2016

FPM 9- Sommaire : "les doigts qui vous parlent" -festival Permanent des Mots, mars 2016

Nouveaux Délits 52, Coupable responsable : Cathy Garcia. Oct-nov-Déc. 2015
Nouveaux Délits 52, Coupable responsable : Cathy Garcia. Oct-nov-Déc. 2015
Nouveaux Délits 52, Coupable responsable : Cathy Garcia. Oct-nov-Déc. 2015

Nouveaux Délits 52, Coupable responsable : Cathy Garcia. Oct-nov-Déc. 2015

 LE PILON est une revue orientée, partiale, poétique qui prend parti selon ses humeurs, caprices, phobies,

 vapeurs lubies, rhumatismes, crises de foie et de papier, intérêts, idées idéologiques, idéaux.

 Il est composé et tiré â la main par Jean Pierre LESIEUR sur une presse à épreuves installé

 dans un coin de son F.4 logéco. C'est l'ultime solution laissée au POETE pour s'affranchir des magouilles,

 clans, groupes de pression, gueuses du fric et autres chapelles coopérativantes

 Tous ceux qui veulent l'aider d'une manière ou d'une autre sont les bienvenus

 mais qu'ils n'attendent rien en retour LE PILON ne sera pas soudoyable.

 Une large place sera faite à l'HUMOUR car dans la vaste rigolade dérisoire que devient notre civilisation

 il est temps d'exhiber le POETRIEUR - premier terme pilonesque - des gens de bon aloi

 qui ne savent plus à quelle loi se vouer pour survivre en POETE.

 Le PILON est enfin la juste fin d'un commencement

 

Pour ceux que ça intéresserait il reste encore des numéros disponibles qu'on peut se procurer au siège de la revue Comme en poésie

 2149 avenue du tour du lac 40150 Hossegor.

  j.lesieur@orange.fr

La revue Comme en poésie, du poète-éditeur Jean-Pierre Lesieur :

En septembre 2015 paraîtra le numéro 63

Sommaire n° 63

 

Page 1 : Edito...to JPL

Page 2 : Raymond BEYELER

Page 3 : Christophe FORGEOT

Page 4/5 : Claude ALBARÈDE

Page 6/7 : Jacques ROLLAND

Page 8 : Gabrielle BUREL

Page 9 : Roselyne GUILLOUX

Page 10/11 : Pascal KIN

Page 12/15 : Annabelle VERHAEGHE

Page 16/17 : Ivan de MONBRISSON

Page 20/21 : Jean-Pierre PARA

Page 22/23 : Jacques CAUDA

Page 24 : Patrick WILLIAMSON

Page 25 : Didier OBER

Page 26/27 : Marie-Françoise GHESQUIER

Page 28/29 : Patrice MALTAVERNE

Page 30/31 : Philippe DEPOUX

Page 32/33 : Patrick BEAUCAMPS

Page 34/35 : Pascal MORA

Page 36 : Ludovic CHAPTAL

Page 37 : Jean-Marc GOUGEON

Page 38/39 : Sydney SIMMONEAU

Page 40/41 : François IBANEZ

Page 42/43 : Benoît JEANTET

Page 44/47 : Martine LE CAM

Page 46/47 : Christophe PETIT

Page 48/49 : Tom BURON

Page 50/51 : ALHAMA GARCIA

Page 52/54 : Murielle COMPERE-DEMARCY

Page 55 : Werner LAMBERSY

Page 56 : Alain Jean MACÉ

Page 57 : Hervé MERLOT

Page 58 : Anne BLAYO

Page 59 : Claire DESTHOMAS DEMANGE

Page 60/61 : Guy DUBEAU

Page 62 : Nathalie BARDOU

Page 63 : Simon MATHIEU

64/65 : André NICOLAS

Page 66 : Basile ROUCHIN

Page 67 : Kévin BRODA

Page 68/69 : Pierre MIRONER

Page 70 : Christophe BREGAINT

Page 71 : DE VOUS A MOI

Page 72/74 : CARTES LÉGENDÉES

Page 75/78: LA CITÉ CRITIQUE

Page 79 : Denis Parmain

Page 80 : INFORMATIONS REVUES

à la revue papier comme en poésie on s'abonne pour 12€ à 2149 av du tour du lac 40150 Hossegor

Parce que la poésie ah -ça oui ! - aussi s’amuse---   MCDem.

    

Jean-Pierre Lesieur

18 février, 14:22

 

pris sur le blog de Gros textes, je ne m'en lasse pas

J’ai fabriqué

 

Ma muse s’amuse de Jean-Pierre Lesieur, préface de Claude Albarède

 

https://sites.google.com/site/grostextes/

 

Jean-Pierre Lesieur devrait être tenu pour le plus grand poète des cinquante dernières années et ce n’est pas le cas. Qu’est-ce qui a foiré ? Ben il passe son temps à s’amuser et ça ne pardonne guère dans notre triste époque.

 

« Je marchais le long d’une rizière de roseaux / Sans penser à rien d’autre / Qu’à ne pas mettre mes bottines / Dans l’eau des flaques / Soudain j’aperçus dépassant au-delà des plumeaux / Une chevelure blonde / Portée par une femme / Vaporeuse silhouette / Je marchais le long d’une rizière de roseaux / Écoutant les merlettes / Battre la campagne / À la recherche d’un merle / Soudain je me souvins de la voix de l’enchanteur / Qui m’avait promis / De rencontrer par hasard / Une muse trop belle / En marchant le long d’une rizière de roseaux / Et je jetais un regard en coin / Même en coincoin / Vers la chevelure blonde / Qui dépassait au-delà des plumeaux de roseaux / Il y avait en dessous / Des yeux de porcelaine / Qui brillaient dans le soleil / Ainsi rencontrai-je le long d’une rizière de roseaux / La muse poupée / Qui avait parcouru / Les chemins de mon enfance »

 

Je donne tout Bonnefoy, Meschonnic, Jaccottet et Bernard Noël pour une pirouette de Lesieur.

 

Et ces conseils de bon sens commun qui ouvrent et referment le recueil :

 

« Pour choisir une muse il faut beaucoup chercher dans tous les livres de poèmes, dans les bars et les brasseries, dans les lieux mal famés, dans les paquebots en partance, dans les clandés, dans les bals du 14 juillet, dans le port d’Amsterdam, dans les films pornos, dans les films d’amour, dans les films de cape et de petite épée, dans les autobus, dans les trains nationaux, internationaux et départementaux, dans les cimetières, dans les tramways de Lisbonne, sur les remblas de Barcelone, dessous le mennekein piss, aux sommets des buildings, sur les tire fesses, dans le canal d’Utrecht, dans les écluses du canal de l’Ourcq, vers la Villette, dans les petites voitures des quatre saisons, dans la forêt landaise, sur le mont de Marsan, dans les drames de Ionesco, dans les rhinocéros, sur les cantatrices chauves, aux terminus de la RATP, à l’assemblée nationale, aux portes du désert, à l’Alhambra de Grenade et celle de Paris, au carrousel du Louvre, dans les douves de Vincennes, à la poterne des peupliers, rue Saint Merri, dans le Marais, quand les cloches de Bâle sonnent à toute volée, dans les livres de Victor Hugo, dans le silence du Sahara, dans le bush, sur la banquise entre deux pingouins et une pingouine, à l’espace Pompidou, au salon de Provence, dans la cage d’un oiseau, dans Parole de Prévert, dans une cour de récréation de re création de dé création, dans les bottes du Père Noël, dans un renne, dans le petit Trianon de Marie-Antoinette, dans les femmes de Louis XV, dans la prison du Temple, dans le carreau du Temple, dans un temple bouddhiste, dans la rue des Archives.

 

 Pour choisir une muse ? ah ça oui ! il faut beaucoup chercher. »

 

« Si vous n’avez pas encore trouvé votre muse ne désespérez pas, elle est quelque part. Fouillez dans vos affaires, retournez les rideaux, téléphonez aux poètes, aux objets trouvés, à la poste restante, lancez vos plus fins limier sur la piste de la belle, intervenez dans les médias, internétisez-vous, intentez une main courante en pouvoir de recherche, dévorez les dépêches du midi et d’ailleurs, rembobinez le fil d’Ariane, cassez les codes de la recherche fondamentale, devenez chercheur à la petite semaine, en titre, en technologie de base, prenez l’avion par le bon bout, écrivez dans tous les sens, inventoriez les caves de la bibliothèque nationale, multipliez les interventions poétiques, écrivez au bon dieu et à ses saints, implorez les géographes, déplumez les météorologistes, impactez les coups de foudre, dégommez les orages, éberluez les amazones et le saint frusquin, bouclez les ailes de la boucle de raie et le tour de France, vissez un vélo dans la tête des aventuriers, dégommez les chercheurs d’itinéraire qui ne trouvent jamais rien, éludez les allumeurs de réverbères étoilés, invitez les oiseaux au long cours, remontez les rivières et les mers en furie, cherchez, cherchez encore et toujours vous finirez bien par en trouver une pas trop moche et pour l’éternité nité. »

 

Jean-Pierre Lesieur

 

18 février 2016, 14:22

 

(source : page fb )

 

Jean-Pierre Lesieur avec Richard Taillefer et Murielle Compère-Demarcy, Marché de la poésie, 13 juin 2015, Place saint-Sulpice, Paris.
Jean-Pierre Lesieur avec Richard Taillefer et Murielle Compère-Demarcy, Marché de la poésie, 13 juin 2015, Place saint-Sulpice, Paris.

Jean-Pierre Lesieur avec Richard Taillefer et Murielle Compère-Demarcy, Marché de la poésie, 13 juin 2015, Place saint-Sulpice, Paris.

La revue de poésie LIBELLE.     

Par Ananda

 

Micro revue mensuelle de poésie qui débute en 1991 par la création d’une association loi 1901 qui a pour nom « Libelle ». Bernard Rivet et Michel Prades sont les membres fondateurs. En 1994, Bernard Rivet « a rejoint les grands indiens » comme l’a dit Richard Bohringer. Nous vous livrons ici la conception « rivéenne » du poème : « Sans lieu ni date. Le poème s’inscrit à l’envers du non-sens : mots de chair vive et sable chaud, verbe arraché aux brûlures du soleil, à l’angle de la pierre. Son dernier domicile est dans le vent » Michel Prades et ses animateurs continuent pour lui. Sans prétention et avec de petits moyens, elle s’étoffe en qualité (pages, tirage…). Elle publie des inédits de poésie contemporaine en restant ouverte au plus grand nombre de poètes, peu ou pas connus, et aux maximums de styles. Elle est le reflet des goûts les plus divers, ne dédaigne pas les polémiques et affiche des aspirations profondes. Un bulletin anthologique paraît chaque année, proposant un éclectisme poétique de bon aloi. Libelle est un rêve porté à bout de bras par une équipe bien motivée. Depuis plusieurs années, avec ce petit recueil de poèmes, vous prenez connaissance du « microcosme » et de ses acteurs, de quelques critiques, de beaux dessins, de l’annonce des concours et d’un bloc-notes en six pages. C’est une revue ouverte aux jeunes auteurs (nous voulons dire jeunes par la pratique de l'écriture). Le lectorat est très ouvert : 80% d'auteurs inconnus qui expédient leurs travaux, 20% des auteurs abonnés à la revue. Comme nous recevons de plus en plus de textes au fur et à mesure qu’on nous connaît, nous sommes un peu plus exigeants sur la « qualité », sur le travail poétique, mais toujours aussi libres, toujours aussi ouverts. Cinq personnes constituant le comité de lecture se réunissent tous les mois pour décider quels poètes devront figurer dans le libelle prochain. Chaque mois cinq cent exemplaires sont expédiés aux cent cinquante abonnés et aux revues de poésie françaises et étrangères. Libelle est une histoire d'amitié, d'amitiés, un cas d'écriture non installé, volontairement non installé. Bien sûr, il nous faut aussi des lecteurs, et nous comptons sur vous, sur le bouche-à-oreille pour amener d’autres abonnés. Nous comptons vivement sur le soutien fidèle des abonnés, unique condition de notre existence pour attaquer les années à suivre avec sérénité. Concrétisez votre fidélité.

Spécialité/Genre : Poésie, Nouvelle, Critique, Bloc-notes & Concours.

Raison sociale, Statuts, administration, secrétariat, rédaction, éditeur, Diffuseur & distributeur : Association loi 1901 «Libelle »

Adresse : 14, rue du retrait- 75 020 Paris Téléphone fixe : 01.43.61.52.40 Portable : 06.24.41 00 20 Courriel - E-mail : pradesmi@wanadoo.fr

Sites Internet : http://www.myspace.com/michelprades  Directeur de publication & rédacteur en chef : Michel Prades Illustration : Michèle Cirès-Brigand

Périodicité : Mensuelle

Format : largeur 14,8 cm & hauteur 21 cm Nombre de pages : 6 Langue de publication : Française Dépôt légal & ISSN : n° 1160 - 4043

Tarifs prix de vente au numéro : 2 € Abonnement annuel : 25 € Abonnement annuel de soutien : 40 €

Il existe un recueil de l’année 1992 jusqu’à 2009 de tous les numéros de l’année parus. Chaque recueil est de 30 € (Frais d'envoi inclus) Poétiques salutations Michel Prades

En savoir plus sur http://www.paperblog.fr/2852770/la-revue-de-poesie-libelle/#FbR5Dsjo3sQ6Zb5L.99

(Source : Ananda sur Paperblog).

Parution de la revue "Libelle" mai 2015
Parution de la revue "Libelle" mai 2015
Parution de la revue "Libelle" mai 2015
Parution de la revue "Libelle" mai 2015

Parution de la revue "Libelle" mai 2015

Le numéro 159 de la belle revue Florilège est paru !
Le numéro 159 de la belle revue Florilège est paru !
Le numéro 159 de la belle revue Florilège est paru !

Le numéro 159 de la belle revue Florilège est paru !

La revue "Traversées" dirigée par Patrice Breno est une revue trimestrielle littéraire (études, poésie, nouvelles, chroniques) fondée en 1993, de 100 pages environ en format A5. Publiée avec le soutien de l'Académie royale de Langue et de Littératures Françaises de Belgique de la ville de Virton, elle est réalisée avec l'aide de la Province de Luxembourg. En 2012, elle a obtenu le Prix de la Presse Poétique de Paris. En 2014, elle a été choisie par l'association ARPO pour rendre compte de la manifestation "Tarn en poésie" en compagnie d'Abdellatif Laâbi, écrivain marocain.

 

Le n° 73 de la revue "Traversées" consacre plus de ses trente premières pages au grand écrivain marocain Abdellatif Laâbi. La personnalité tournée résolument vers un humanisme de combat d'A. Laâbi se lit tout au long de son travail d'auteur, ainsi qu'ici dans les réalisations créées àl'occasion de la rencontre de collégiens / lycéens de la Région Midi Pyrénées autour de l'oeuvre du poète originaire de Fès.

Poète engagé dans la défense du droit de vivre en citoyen libre et respecté, A. Laâbi exprime en des mots intenses, simples et percutants son vécu de résistant poétique :

"Emmurés / dans leurs propres ténèbres / tes geôliers ne savent pas ce qu'ils font"

notamment d'avoir emprisonné durant huit années un poète pour son opposition au régime en place, au Maroc de 1972 à 1980.

 

Libéré en 1980, exilé en France en 1985, le Maroc au coeur, le poète Laâbi vit aujourd'hui en banlieue parisienne où son écriture multiforme (poésie, roman, théâtre, essai) le fait grandir comme un palmier au-dessus de la mêlée (Paul Mathieu, en hommage au poète). Palmier au-dessus de la mêlée qui nous touche par son enracinnement et ses altitudes qui nous traversent en notre propre expérience intérieure, personnelle et universelle puisque résonnent les chants -cantiques ou les mots du poète, puisque le poète comme l'arbre sème notre propre appartenance à la terre et à la Liberté que nous ouvre le ciel de chacun de nos jours, de chaque quotidien, de chacune de nos vies.

 

Qu'ils soient d'indignation abrasive, de chant vibratoire de cantique, ou aphorismes percutants d'humour, d'humanisme, de combat et d'humaine vérité, qu'ils soient Déchirements (1990), Tribulations d'un rêveur attitré, discours d'Un écorché vif (1986) ou autre discours -les poèmes d'Abdellatif Laâbi fondent une poésie humaniste et libératrice.

 

En deux heures de train

je repasse le film de ma vie

Deux minutes par année en moyenne

Une demi-heure pour l'enfance

une autre pour la prison

L'amour, les livres, l'errance

se partagent le reste

La main de ma compagne

fond peu à peu dans la mienne

et sa tête sur mon épaule

est aussi légère qu'une colombe

A notre arrivée

j'aurai la cinquantaine

et il me restera à vivre

une heure environ

 

La seconde partie de "Traversées" propose un dossier sur des poètes marocains et des littératures du Maghreb, à découvrir tant leurs mots en terre de poésie résonnent. Lyrisme, teneur profonde d'un langage travaillé avec émotion et raffinement, engagement poétique / politique des auteurs, foi en l'homme et en une existence à pouvoir vivre en toute dignité et Liberté -rassemblent les voix de ces littératures.

 

La revue peut envoyer un exemplaire gratuit sur simple demande : Traversées, Faubourg d'Arival 43, 6760 VIRTON, Belgique.

 

Murielle Compère-Demarcy

(source : 1ère publication de cet article dans la revue des Ateliers d' "EXpressions" n°57 de décembre 2014 -dans la rubrique animée par M. Compère-Demarcy "Trouvailles de Toile..."-, de l'association des Adex 30, rue René Delorme 60800 Rouville, dirigée par Jean-Pierre Hanniet.

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"Traversées" devient éditeur de livres – L’avenir.

 

Article original: "Traversées" devient éditeur de livres – L’avenir. – Dominique ZACHARY – L’Avenir

 

Réputée depuis 22 ans pour la qualité de ses textes, la revue littéraire «Traversées», éditée à Virton, lance en parallèle une collection de livres.

 

Voir l’article de Dominique Zachary- L’avenir

https://traversees.wordpress.com/2015/05/05/traversees-devient-editeur-de-livres-lavenir/

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