Flyer pour la lecture musicale du lundi poétique 25/04/2016 à la Maison de Poésie d'Amiens ; Murielle Compère-Demarcy (MCDem.) ; Patrice Maltaverne.
Patrice Maltaverne et Murielle Compère-Demarcy, à la sortie de "Trash fragilité" éd. du Citron Gare ; juin 2015.
Critique-Express de Philippe Lacoche, 7 mars 2016
Quelques coups de coeur
Publié le 7 mars 2016
POESIE
Éblouissante, Murielle
Murielle Compère-Demarcy n’a pas peur des mots. Elle a raison: ça lui va bien. «J’ôte/Je Tu mon Alter Égoïste/ à la place du mort/ l’intimité de mon corps/ pour me donner au cri/ cette rage passée sur moi et que/ tu pilonnes tu pilonnes/ de la convulsive/ lascive/ brutalité de ton sexe jusqu’au relâchement/ après le spasme». Elle nous avait éblouis avec Trash Fragilité (faux soleils & drones d’existence) (éd. du Citron Gare, 2015), l’un de ses précédents recueils. Elle nous ravit encore – et toujours – aujourd’hui avec le présent livre préfacé par le poète et écrivain Alain Marc, et illustré par Didier Mélique. Elle joue avec les mots, les bouscule à la manière d’un Rimbaud ou d’un Desnos; les images fusent. Le beat, poêle vieille, les fait rissoler sous le feu de son inspiration débridée. Murielle Compère-Demarcy a du talent. On le savait déjà; ça se confirme. Ph.L.
Je Tu mon AlterEgoïste, Murielle Compère-Demarcy, éd. L’Harmattan; 134 p. 15 €.
Ecrit par Laurence Biava 20.10.14 dans La Une Livres, Les Livres, Critiques, Poésie, Encres vives
L’eau vive des falaises, mai 2014
Ecrivain(s): Murielle Compère-Demarcy Edition: Encres vives
Murielle Compère-Demarcy décline ici l’un de ses thèmes de prédilection : celui de la falaise, dans toute un palette de métaphores, et dans toute sa symbolique.
Chaque poème exprime la force cassante de la falaise aux prises avec la puissance des éléments chaos-cosmiques. C’est le flux de l’éphémère immuable de la falaise aux prises avec le temps.
Parfois c’est la falaise qui éclabousse contre laquelle palpite l’effritement du dire ; c’est encore la falaise exprimant l’effritement du corps éprouvé lors de l’amour durable dans la force sentimentale de sa fragilité.
C’est la falaise qui grouille contre vents et marées. La falaise à contre-courants. La falaise friable irriguée par les sources. Comme la poésie. Comme les sentiments.
Il n’est question que de nature et des relents cycliques… Seuls, dans cette prose sauvage et admirable, sont dépeints les éléments naturels. C’est le nuage, la sève des arbres, l’aisselle des fougères, ou bien l’ouverture de la nuit et le sang de l’hiver. Pris en grappes dans les mots, les sentiments qui tournoient autour de la séparation ou de la rupture s’expriment.
Parfois, aussi, c’est l’espoir de l’enfance qui est évoqué. Dans son éternel retour, dans les replis de son absence. Dans sa réminiscence. La main coureuse de l’enfance. Qui brûle dans l’âtre de l’attente. La marelle.
Quelquefois, l’auteur endure les aubes dévastées et les aboiements du silence. Alors, elle simule des coups. Et c’est la langue musclée et râpeuse qui fouette, incarnée. Comme l’hiver qui se contracte, dans la filature des jours blancs.
On aime ces messagères qui n’ont plus assez de nuits pour dormir, et ce soleil qui, dans la pâleur de l’hiver, ne rayonne jamais séparément et fait son funambule.
J’aime cette poésie en rupture, fracassée, furtive et forte. De quelle quête s’agit-il ici ? Une quête existentielle ? Intense et vitale ? Sans doute. Pas d’emphase, mais des bribes lyriques, échevelées, denses, d’une certaine intensité. En raccord total avec l’être et ses émotions, visiblement expérimentées, éprouvées. Une prose habitée ravivant le lit du souvenir, jalonnant la mémoire, immuable. J’ai voyagé dans ces pages, ne cessant d’y revenir, et je fus sensible à l’univers habité et incarné de son auteur.
Laurence Biava
A propos de l'écrivain
Murielle Compère-Demarcy est auteur de poèmes et de textes en prose poétique, parue en revues et anthologies.
A propos du rédacteur
Tous les articles de Laurence Biava
Directrice adjointe du magazine
Chargée des relations publiques et responsable des partenariats
Titulaire d'une licence de lettres classiques, romancière, chroniqueuse littéraire auprès de BSC News, Unidivers.org, et Présidente de Collèges littéraires des Prix Rive Gauche à Paris et Prix littéraire du Savoir et de la Recherche. Après deux romans parus, l’un, en septembre 2010 Ton visage entre les ruines chez In Octavo Editions, l’autre en juin 2014 Amours mortes aux Editions Ovadia, le troisième En manque paraîtra fin octobre 2014 aux Editions Ovadia, avant la publication d’un quatrième livre – Le mal de mer - qui se situera entre le Journal de Bord et l’essai, écrit en hommage aux victimes du tsunami asiatique du 27 décembre 2004. Un premier essai portant sur le féminisme, A propos du féminisme - Marie-Josèphe Réchard, un exemple pour l'histoire et un Recueil de 20 Nouvelles Rive gauche à Paris, initié par le Collège du Prix Rive gauche à Paris en 2013, devraient aussi voir le jour durant le premier semestre 2015.
Article paru sur le site de "La Cause Littéraire", le 20.10.2014
Article de Ph.L. (Philippe Lacoche) sur "La Falaise effritée du Dire" éd. du Petit Véhicule, Cahier d'arts et de littérature "Chiendents" n°78 ; 2015.
Lettre de Michel Talon à Patrice Maltaverne, à propos de "Trash fragilité" de Murielle Compère-Demarcy, ill. Didier Mélique ; éd. du Citron Gare ; juin 2015
L’eau vive des falaises, Murielle Compère-DeMarcy
Ecrit par Laurence Biava 20.10.14 dans La Une Livres, Les Livres, Critiques, Poésie, Encres vives
L’eau vive des falaises, mai 2014
Ecrivain(s): Murielle Compère-Demarcy Edition: Encres vives
Murielle Compère-Demarcy décline ici l’un de ses thèmes de prédilection : celui de la falaise, dans toute un palette de métaphores, et dans toute sa symbolique.
Chaque poème exprime la force cassante de la falaise aux prises avec la puissance des éléments chaos-cosmiques. C’est le flux de l’éphémère immuable de la falaise aux prises avec le temps.
Parfois c’est la falaise qui éclabousse contre laquelle palpite l’effritement du dire ; c’est encore la falaise exprimant l’effritement du corps éprouvé lors de l’amour durable dans la force sentimentale de sa fragilité.
C’est la falaise qui grouille contre vents et marées. La falaise à contre-courants. La falaise friable irriguée par les sources. Comme la poésie. Comme les sentiments.
Il n’est question que de nature et des relents cycliques… Seuls, dans cette prose sauvage et admirable, sont dépeints les éléments naturels. C’est le nuage, la sève des arbres, l’aisselle des fougères, ou bien l’ouverture de la nuit et le sang de l’hiver. Pris en grappes dans les mots, les sentiments qui tournoient autour de la séparation ou de la rupture s’expriment.
Parfois, aussi, c’est l’espoir de l’enfance qui est évoqué. Dans son éternel retour, dans les replis de son absence. Dans sa réminiscence. La main coureuse de l’enfance. Qui brûle dans l’âtre de l’attente. La marelle.
Quelquefois, l’auteur endure les aubes dévastées et les aboiements du silence. Alors, elle simule des coups. Et c’est la langue musclée et râpeuse qui fouette, incarnée. Comme l’hiver qui se contracte, dans la filature des jours blancs.
On aime ces messagères qui n’ont plus assez de nuits pour dormir, et ce soleil qui, dans la pâleur de l’hiver, ne rayonne jamais séparément et fait son funambule.
J’aime cette poésie en rupture, fracassée, furtive et forte. De quelle quête s’agit-il ici ? Une quête existentielle ? Intense et vitale ? Sans doute. Pas d’emphase, mais des bribes lyriques, échevelées, denses, d’une certaine intensité. En raccord total avec l’être et ses émotions, visiblement expérimentées, éprouvées. Une prose habitée ravivant le lit du souvenir, jalonnant la mémoire, immuable. J’ai voyagé dans ces pages, ne cessant d’y revenir, et je fus sensible à l’univers habité et incarné de son auteur.
Laurence Biava
A propos de l'écrivain
Murielle Compère-Demarcy est auteur de poèmes et de textes en prose poétique, parue en revues et anthologies.
A propos du rédacteur
Tous les articles de Laurence Biava
Directrice adjointe du magazine
Chargée des relations publiques et responsable des partenariats
Titulaire d'une licence de lettres classiques, romancière, chroniqueuse littéraire auprès de BSC News, Unidivers.org, et Présidente de Collèges littéraires des Prix Rive Gauche à Paris et Prix littéraire du Savoir et de la Recherche. Après deux romans parus, l’un, en septembre 2010 Ton visage entre les ruines chez In Octavo Editions, l’autre en juin 2014 Amours mortes aux Editions Ovadia, le troisième En manque paraîtra fin octobre 2014 aux Editions Ovadia, avant la publication d’un quatrième livre – Le mal de mer - qui se situera entre le Journal de Bord et l’essai, écrit en hommage aux victimes du tsunami asiatique du 27 décembre 2004. Un premier essai portant sur le féminisme, A propos du féminisme - Marie-Josèphe Réchard, un exemple pour l'histoire et un Recueil de 20 Nouvelles Rive gauche à Paris, initié par le Collège du Prix Rive gauche à Paris en 2013, devraient aussi voir le jour durant le premier semestre 2015.
Un cri dans le ciel, de Murielle Compère-Demarcy, qui vient de paraître aux éditions La Porte, se décline en deux poèmes (semble t-il) unis par le trait d'union de la pluie.
La première partie de "Un cri dans le ciel" est la description poétique d'un matin humide que traverse le chant des oiseaux, le deuxième poème était un hymne en réduction (de quelques courtes pages de vers courts) à la pluie, à travers le prisme d'une histoire racontée à un enfant.
Le lecteur de "Un cri dans le ciel" retrouvera le style si caractéristique de Murielle Compère-Demarcy, marqué par son rythme syncopé, orné de barres de séparation, de caractères différenciés (en italique par exemple).
Pour l'auteur, la pluie, loin d'être envisagée sous l'aspect dépréciatif des vendeurs de soleil en exclusivité, est synonyme de renaissance à la vie et de purification, de transition vers le soleil justement, après une averse. Cette approche optimiste, comme l'écrit l'auteur à un moment, tient du conte et du merveilleux, tout en échappant à la mauvaise naïveté des adultes qui essayent de parler enfant.
Voici un extrait de "Un cri dans le ciel" :
"Des baffles de la pluie dans l'enceinte de lune aux bris de cristal sur le bois de la chambre / Dans les enceintes de corne entonnés aux spectres des marins / Dans le kaléidoscope des paysages d'elfes / de contes de fées parasismiques
Pluie raconte son histoire emplie d'une enfance tellurique élémentaire
/ à l'école
Pluie à l'âge d'une petite fille à l'écoute depuis des rus de vapeur / sur un monde en verre..."
Pour vous procurer "Un ciel dans le ciel" vendu au prix de 3,80 €, vous pouvez écrire à l'éditeur : Yves Perrine, 215 rue Moïse Bodhuin 02000 LAON.
"La Falaise effritée du Dire", Cahier d'arts et de littératures, Chiendents, éditions du Petit Véhicule, avril 2015
Coupure d'électricité, Murielle Compère-Demarcy
aux éditions du Port d'attache / Jacques LUCCHESI éditeur / Marseille ; février 2015.
15 pages. 2,50 euros.
Tiré-à-part inscrit dans le flux des temps contemporains---
La revue d'expression poétique "les tas de mots" qui vous propose son numéro 16, souhaite devenir une terre d'accueil pour poètes et graveurs de mots, paroliers et enjôleurs.
vendredi 16 janvier 2015
Photo-poème pour Charlie
Je suis la foule unanime et libre
exprimée dans le cadre noir
le sang versé du poème-étendard
Nous sommes Charlie
J'ai rempli mon cœur
par le sang versé du poème /
du poème sans peur
déplié par tous
déployé par tout /
pas plié pour la peine
Dé-poème
multiplié
pour cent
Je /
mille et un
Je
au-dessus du couvert /
par-dessus le tapis sanglant
de leurs anathèmes
Rien n'est joué au hasard
la haine
est l'antichambre d'un festin
où l'ignorance blasphème
les plus beaux credo les plus beaux destins
nos rêves nos idéaux
humains / trop humains
&nous ne plierons pas
sauf à plier le livre
à la pliure imaginaire
Hors frontières
du poème-étendard
poème-Vie / poème pour la vie
PoéVie
Murielle Compère-Demarcy
© Khaled Youssef, Marche républicaine du 07/01/2015 à Nice
4 h ·
Un poème de Murielle Compère-Demarcy accompagné d'une photo de Khaled Youssef...
http://lestasdemots.blogspot.fr/…/photo-poeme-pour-charlie.…
LES TAS DE MOTS: Photo-poème pour Charlie
La revue d'expression poétique "les tas de mots" qui vous propose son numéro 16, souhaite devenir une terre d'accueil pour poètes et graveurs de mots, paroliers et enjôleurs.
lestasdemots
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