Poésie sur toile de fond de paysages captés en Picardie maritime---
Et j'aurais pu à pleines mains
libérer la traîne du vent
et m'asseoir dans la barque longue
À mes pieds dormirait le chien
qui va le monde sans un regard
Ce serait le commencement
comme un oiseau s'élèverait
depuis l'étoffe des roseaux
J'aurais pu fermer les deux yeux
goûter la cadence des flots
insouciant porté par le chant
des sarcelles aux ailes de verre
Elles disent des îles peuplées
de chimères au ventre de femmes
Quand passe le soir elles s'endorment
sur les épaules des peupliers
pâles et revêtues de brume
Et là l'automne est leur amant
qui les pénètre doucement
Dans le ciel encore qui vacille
j'efface la frontière je prends
le chemin du vent qui se mêle
à la nage libre des rivières
Antoine MAINE
(Source : Page fb d'Antoine MAINE, février 2016).
"C'est un monde d'oiseaux
avec des hérons plantés au bord du fleuve
des mouettes qui gueulent en souvenir de la mer
et un merle qui chante dans la nuit
pour attirer l'aube
Je connais dans une forêt une place
où sont les ombres assoupies
dans un creux d'ailes"
© Antoine Maine WebSite : http://depassage.tumblr.com/
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