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Ces lignes percutantes pour réveiller le poète qui sommeille en ---chacun chacune de nous ? ---

"Nous sommes obligés de reconnaître que dans notre société qui écrit beaucoup et lit peu, nos textes perdent toute valeur autre que relative. Si j’entends untel dire : j’ai pondu un super poème qui dégomme je réponds : c’est bien mon gars mais il dégomme quoi ton beau poème ? Est-ce qu’il aspire les toiles d’araignée de ta chambre d’hauteur ou les litres de ta bière en vidéo ? L’erreur consisterait toutefois à négliger ces manifestations de l’esprit d’autant plus que toute la production, eh oui, la production intellectuelle digne de ce nom, devrait se résumer à n’être qu’un seul cri de révolte contre l’ordre impur. Alors quoi ? Doit-on foutre nos putains de lignes dans des enseignes lumineuses ? Non, car l’idée a été récupérée par les amoureux transis des néons et puis ça n’a jamais fait de mal à personne. Il y a bien alors la solution virus informatique mais là, les auteurs risquent d’être touchés en priorité. A force d’écrire des torpilles qui opèrent en eaux troubles, faut se méfier de l’effet boomerang. Alors je pense que peut-être…- vous me direz si c’est une bonne idée - Il s’agirait de prendre par surprise les humains les plus insensibles et de leur imprimer sur le corps au fer rouge toutes les formules qui tuent. Bon ceci dit, je vois se pointer à l’horizon la loi votée par notre parlement et qui réprime avec ferveur cet excès de zèle impardonnable quand il menace la paix du fric. Mais pardi, sans violence, nous pourrions également, puisque plein de signes s’y tatouent déjà, sensibiliser les corps des jeunes et moins jeunes à une belle histoire de look. Rien de plus facile que de lancer une mode. J’imagine la scène : sous son air de jeune fille bourgeoise friquée, elle a mon texte sur la fesse droite. Je l’ignore, ce qui ne pose pas problème puisque la formule, une fois inscrite au plus profond de sa chair, est devenue indélébile, et à moins de tenter l’ablation, les mots seront toujours là. Ma foi, pourquoi pas, comme le monde paraît assez débile/indélébile… " Patrice Maltaverne

Tag(s) : #Poèmes droit au coeur

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