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Chaque soir, même par temps sec,

la nuit des chouettes

vient

de moins en moins tard

dans le coin de mes yeux / boire

à la fontaine de mes larmes /

sans vacarme ni personne.

Des hululements de poèmes emplument les forêts giboyeuses de leur règne.

La poésie gonfle dans ma gorge la voix chaude de leurs ailes.

Y dépose duvet sur la branche de mon coeur-effraie.

Et si je prends mon envol, c'est pour mieux taire encore

dans le silence sonore des dames blanches / musiciennes

la cruauté des Hommes.

Murielle Compère-Demarcy, 16/02/2015.

Tag(s) : #Instantanés de PoéVie

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