Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

J'aime cette poésie au langage
écrit
au cœur du corps
même dans la douleur.
Poésie cri du corps parfois
/ qui hurle
à l'intérieur.

Ainsi dans ces extraits de Membranes (suite) de la poésie de Valéry CANAT DE CHIZY lus dans le Verso 159, revue dirigée par Alain WEXLER :

"La terre est intégrée dans la fracture

Au niveau du poignet Le non se mure

D'un bloc refuse Pourtant l'eau est

Limpide par où coule le regard

C'est au-dedans Le noir grogne

La bête se retourne et furète

Avec un air mauvais

Détruire casser Tout perdre

Jusqu'à la mort S'asseoir enfin

Dans le silence L'attente apporte

Une onde bienfaisante Le repli du

Cœur côté velours.

*

La colère sans doute s'endort Quand

Elle est trop forte De peur de se

Blesser les poings à tambouriner

La poche alors se referme sur sa proie

Et l'anesthésie de son puissant venin

Le corps devient une boule de lumière

Recroquevillée en position fœtale

Où revivre l'indifférencié,

L'écoute à l'affût des bruits du monde

Dans les rets des araignées.

*

Pas de mots pour dire ou défaire

Les tubes de plastique Les poches

Transparentes Les longues heures d'attente

Le temps mangé comme au début

C'était le sucre dans le sang

Le sucre a mangé le sang Le sang

Plein de scélérats a attaqué les reins

Il manque sans doute des morceaux

Quelque chose qui ne serait pas l'hôpital

Ni la solitude Quelque chose qui ne

Serait pas le brouillard S'asseoir quelques instants

Le temps fait son travail Le temps le passé

Les années Ce qui est parti Ce qui s'est

Enfui Depuis ce jour Fait son travail."

Tag(s) : #Poèmes droit au coeur

Partager cet article

Repost 0